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Peugeot 203 : la voiture qui a sauvé Sochaux, version par version

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Calandre et phares jaunes d une Peugeot 203 berline claire

La Peugeot 203 est la voiture qui a sauvé Peugeot. Lancée en 1948, produite jusqu’au 26 février 1960 à 699 863 exemplaires, elle a été le seul modèle au catalogue de la marque jusqu’en 1954. Berline, berline découvrable, cabriolet, coupé, familiale, camionnette : une gamme complète construite autour d’un unique projet, dans une France qui sortait de la guerre avec une industrie automobile en ruine.

Cette page fait le tour du modèle : sa genèse, chaque version de la gamme avec ses chiffres de production, la mécanique et ses limites, l’habitacle, les transformations signées Darl’mat et Constantin, les succès sportifs, puis les points à contrôler avant d’acheter.

Qu’est-ce que la Peugeot 203 ?

La Peugeot 203 est une automobile de tourisme de catégorie familiale, produite à Sochaux de 1948 à 1960. Elle est mue par un moteur essence à quatre cylindres en ligne de 1 290 cm3, placé longitudinalement à l’avant, développant 42 ch pour 80,4 Nm. La transmission se fait aux roues arrière, par un pont rigide et une boîte de vitesses à quatre rapports dont la première n’est pas synchronisée.

Pour 950 kg à vide, la voiture atteint 120 km/h et consomme environ 8 litres aux cent km. La caisse est monocoque, la direction à crémaillère, le freinage assuré par quatre tambours. La berline mesure 4 350 mm de long pour 1 620 mm de large, 1 560 mm de haut et 2 580 mm d’empattement ; le break passe à 4 530 mm et 2 780 mm.

Peugeot 203 berline vert foncé vue de profil dans un rassemblement
La poupe fastback de la berline : la ligne américaine que Peugeot importe à Sochaux en 1948.

Comment est née la Peugeot 203 ?

La genèse de la 203 tient en une phrase : un grand projet abandonné, remplacé par un pari plus réaliste et mieux calculé. Ce choix a décidé du sort de la firme de Sochaux pour vingt ans.

Pourquoi le projet 802 a-t-il été abandonné ?

Peugeot rêvait de concurrencer la Citroën 15 Six avec une voiture à moteur V8, équivalente à une 22 CV. Le projet 802, commencé en 1940, est abandonné : dans le marché d’après-guerre, marqué par les restrictions et les pénuries de matières premières, une automobile de ce gabarit n’avait aucune chance. Il a donc fallu repartir sur une base plus modeste.

Quel était le cahier des charges ?

Le cahier des charges de la nouvelle Peugeot demandait une voiture de 10 CV aussi puissante qu’une 11 à 14 CV d’avant-guerre, avec un confort supérieur aux normes précédentes. La sécurité occupait une place prépondérante : meilleure tenue de route et, surtout, freinage renforcé, la 402 ayant rencontré des difficultés sur ce plan. Autre décision structurante, tout aussi importante : concevoir une gamme complète autour d’un seul modèle, pour ménager un budget serré.

Ce choix distingue nettement Peugeot de ses concurrents. La plupart des constructeurs français se contentent alors de remettre en production un modèle d’avant-guerre, modernisé ou non. Peugeot mise tout sur une automobile entièrement nouvelle, déclinée en autant de carrosseries que le marché peut en absorber.

Quand la 203 a-t-elle été présentée ?

La 203 est montrée à la presse et aux concessionnaires en octobre 1947. La présentation officielle au grand public a lieu à Paris, au Salon de 1948. La fabrication démarre quelques semaines plus tard. L’usine est organisée pour sortir 300 véhicules par jour, mais la limitation des attributions de matières premières ne permet d’en produire que 100 par jour en avril 1949, puis 200 au début de 1950.

Le succès est immédiat. La politique de remise accordée au personnel permet à de nombreux ouvriers d’acheter leur 203 : selon l’historien Jean-Claude Daumas, il fallait en 1958 un an de travail à un ouvrier pour en acquérir une.

Quelles versions figurent au catalogue ?

Les versions tourisme, à savoir la berline, la berline découvrable, le cabriolet et le coupé, reposent sur un empattement de 2,58 m avec une suspension arrière à ressorts hélicoïdaux. Elles portent d’abord le nom de 203, puis celui de 203 C à partir de septembre 1954, date à laquelle la boîte de vitesses devient entièrement synchronisée.

Que propose la berline ?

La gamme berline comprend une Luxe, dotée d’un toit ouvrant et d’un chauffage-dégivrage, et une Affaires beaucoup plus dépouillée, qui disparaît en 1958. En 1956 apparaît la berline Luxe Simple, sans toit ouvrant. Les chiffres de production sont sans appel : 455 994 exemplaires pour les Luxe et Luxe Simple, contre 11 278 pour l’Affaires.

Qu’est-ce que la berline découvrable ?

Un an après les débuts du modèle, la berline découvrable est lancée au Salon de Paris de 1949. Commercialisée en finition Luxe, elle bénéficie de sièges en cuir à partir de septembre 1950. Sa vie commerciale est courte et s’achève fin 1954, mais elle reste la plus diffusée des berlines découvrables françaises, avec 11 514 exemplaires produits.

Son prix de lancement s’établit à 525 000 francs, contre 490 000 francs pour la berline ordinaire, l’écart s’expliquant par le renforcement nécessaire de la plateforme. En l’absence de version découvrable chez Simca sur l’Aronde, la 203 n’a alors aucune concurrence réelle dans sa catégorie.

Que vaut le cabriolet ?

Le cabriolet est présenté au Salon de Paris de 1951, après une gestation plus longue que celle de la berline. Son équipement est supérieur, avec une sellerie cuir déclinée en trois coloris : noir, bleu ou rouge. En octobre 1954, il devient Grand Luxe, avec une calandre intégrant des phares antibrouillard, des sabots chromés sur les ailes, un volant spécifique, une montre électrique, un double pare-soleil et des pneus à flanc blanc.

La production s’arrête en octobre 1956 à 2 567 exemplaires, la relève étant assurée par le cabriolet de la gamme 403. C’est aujourd’hui l’une des versions les plus recherchées du modèle.

Pourquoi le coupé a-t-il échoué ?

Le coupé est lancé au Salon de 1952, un an après le cabriolet, et complète la gamme. Sa ligne est peu réussie : le pavillon est maladroitement dessiné, trop haut et trop court. La clientèle l’accueille fraîchement, le coupé ne répond pas aux attentes de Peugeot et quitte le catalogue dès 1954. Avec seulement 953 exemplaires, c’est la version la moins produite de toute la gamme 203, et par conséquent l’une des plus rares aujourd’hui.

Qu’apporte la familiale ?

La familiale adopte une suspension arrière à deux barres semi-elliptiques longitudinales, afin de libérer un plancher plat. Sa production s’arrête en 1956, après 25 218 exemplaires. Elle constitue le lien logique entre les versions tourisme et les utilitaires, tous construits sur la même base technique.

Quels utilitaires dérivent de la 203 ?

La version longue, à empattement de 2,78 m, est réservée aux utilitaires, avec une suspension arrière à ressorts semi-elliptiques longitudinaux. Elle donne la commerciale, la camionnette, la fourgonnette, le fourgon tôlé, l’ambulance et le plateau-cabine. Un peu plus de 157 000 utilitaires sont produits, ce qui représente près d’un quart de la production totale.

VersionExemplaires produits
Berline Luxe et Luxe Simple455 994
Utilitaires (toutes carrosseries)plus de 157 000
Familiale25 218
Berline découvrable11 514
Berline Affaires11 278
Cabriolet2 567
Coupé953
Total toutes versions699 863

Que vaut la mécanique de la Peugeot 203 ?

La 203 partage un point commun avec beaucoup de bonnes voitures : un moteur excellent associé à une transmission décevante. Le premier a fait sa réputation, la seconde a longtemps agacé ses conducteurs.

Pourquoi le moteur est-il si moderne ?

Le bloc est un quatre cylindres en ligne de 1 290 cm3, moderne pour l’époque et sobre : 7,5 à 9 litres aux cent km selon les usages. Sa culasse en Alpax assure de bons échanges thermiques et autorise pratiquement de rouler en permanence au régime maximum. Plusieurs préparateurs ont démontré que la 203 restait bien en dessous des possibilités de sa mécanique.

La preuve de sa qualité tient dans sa longévité : ce moteur poursuit sa vie en version 54 ch jusqu’en 1966 sur la 403-7, pour 201 705 exemplaires supplémentaires. Peu de motorisations françaises de l’après-guerre ont tenu aussi longtemps au catalogue.

Pourquoi la boîte de vitesses déçoit-elle ?

La boîte de vitesses ne mérite pas les éloges du moteur. Elle est capricieuse et refuse parfois de passer un rapport quand le climat lui déplaît. La deuxième vitesse est trop courte, et le bureau d’études a choisi une quatrième surmultipliée pour abaisser le régime moteur par souci d’économie d’essence. Le moteur et la boîte y gagnent en durée de vie, mais y perdent en nervosité.

Il faut ajouter le levier au volant, peu maniable, et une synchronisation faible qui entraîne des craquements. Ces défauts sont corrigés en 1955 avec l’adoption de la boîte C2 de la future 403. Une 203 postérieure à cette date est donc nettement plus agréable à utiliser au quotidien.

Comment sont le châssis et le freinage ?

La caisse monocoque était une réponse directe au cahier des charges. La suspension avant repose sur un ressort à lame transversal, l’arrière sur deux ressorts hélicoïdaux pour les versions tourisme. Le freinage est confié à quatre tambours, dimensionnés pour corriger le point faible de la 402. Cette conception saine explique la réputation d’endurance du modèle sur des routes qui étaient loin de valoir celles d’aujourd’hui.

À quoi ressemble la Peugeot 203 ?

La 203 ne ressemble à aucune Peugeot antérieure. Elle abandonne la ligne aérodynamique des fuseaux Sochaux de la génération 202, poussée à son comble par l’ingénieur Jean Andreau sur les 402, pour adopter un style venu d’outre-Atlantique.

D’où vient sa ligne américaine ?

Sa carrosserie s’inspire du style américain du début des années 1940. Sa forme bi-corps et sa poupe fastback évoquent les conduites intérieures américaines de Ford, en particulier la Deluxe et le coupé de 1946, ou encore la Chevrolet Fleetline de 1941. Le coupé Hudson de 1941 et la Lincoln-Zephyr de 1938-1939 sont également cités comme sources. Cette allure de petite américaine a largement contribué au succès du modèle.

La ligne générale n’évolue pratiquement pas pendant les douze ans de production. Les portes avant s’ouvrent d’avant en arrière, ce que l’on appelle des portes suicide, jusqu’au terme de la vie du modèle. Seuls quelques détails distinguent les millésimes : en 1953, la lunette arrière, jusqu’alors très étroite, s’élargit et devient légèrement bombée, le tableau de bord passe de l’axe central à une position devant le conducteur, et le cadran rectangulaire devient semi-circulaire, gradué de 0 à 150 au lieu de 0 à 130. Pour les ultimes millésimes 1959 et 1960, un clignotant électrique remplace les flèches de direction.

Que vaut l’habitacle ?

L’habitacle est sobre et dépouillé, d’un confort correct mais rustique, avec un chauffage efficace. Le tableau de bord est redessiné pour le Salon 1952. Les sièges avant perdent en 1950 leur dossier tubulaire, jugé dangereux pour les enfants assis à l’arrière en cas d’accident.

Deux détails méritent d’être signalés. La 203 est la première voiture française produite en série équipée de sièges couchettes. Et 98 % des berlines sortent avec un toit ouvrant de série. Sa surface vitrée, plus importante que sur les modèles précédents, rend l’habitacle clair et lumineux, en net contraste avec la sombre Traction Avant de Citroën.

Quelles 203 transformées faut-il connaître ?

La 203 a servi de base à toute une génération de préparateurs français. Ces voitures sont aujourd’hui les plus recherchées des collectionneurs, et de très loin les plus chères.

Qu’est-ce que la 203 Darl’mat ?

Émile Darl’mat, concessionnaire Peugeot à Paris, avait déjà signé la 402 Darl’mat. Sa 203, produite à 250 exemplaires entre 1949 et 1954, dérive de la berline de série. Elle est plus basse de quatorze centimètres grâce à un abaissement des longerons avant, avec une refonte complète de toute la partie supérieure de la caisse.

La mécanique suit : alimentation par deux carburateurs, rapport volumétrique augmenté et quatre tubulures séparées à l’échappement. Le moteur développe un peu plus de 50 ch réels et la voiture approche les 140 km/h en version client. Darl’mat a également transformé quelques cabriolets, cinq coupés à carrosserie plastique en 1951 et un coupé sport en aluminium en 1953.

Que faisait Constantin ?

Constantin, constructeur d’un surpresseur à basse pression portant son nom, se spécialise dans le gonflage des voitures de série et décline la 203 à partir de 1951. Son coach, réalisé chez Darl’mat, est abaissé de quinze centimètres sur une plateforme renforcée. La cylindrée passe à 1 425 cm3 par un alésage porté à 79 mm, et la puissance atteint 90 ch à 5 000 tr/min, soit le double du modèle d’origine, pour 160 km/h.

Le revers est mécanique autant qu’économique : quand le compresseur souffle, la pompe à essence débite beaucoup plus, et la consommation peut grimper jusqu’à 25 litres aux cent km.

Et la transformation Morand ?

Max Morand, professeur de physique générale à la Sorbonne, développe une tubulure d’admission à longues branches rectilignes réchauffée par circulation d’eau, associée à un collecteur d’échappement à sorties droites. Montée sur un moteur de 203 totalisant plus de 100 000 kilomètres, sa transformation permet d’atteindre 137 km/h et de ramener le 0 à 100 km/h de 36,5 à 22,1 secondes. Le chiffre dit tout sur le potentiel inexploité du bloc d’origine.

Quels succès sportifs pour la 203 ?

C’est avec la 203, le plus souvent préparée par des équipages privés, que Peugeot entame une longue série de succès en rallyes et en raids d’endurance. Ces résultats ont forgé l’image de solidité qui reste attachée à la marque.

  • 1950 : raid Paris-Le Cap couvert en 17 jours par André Mercier et Charles de Cortanze.
  • 1951 : Coupe des Dames du Rallye Monte-Carlo pour F. De Cortanze, et victoire de catégorie au premier Tour de France automobile d’après-guerre.
  • 1952 : Alfred Bolz remporte le premier rallye de Yougoslavie, Eino Elo la deuxième édition du rallye de Finlande.
  • 1953 : les douze 203 engagées au Redex Round Australia terminent l’épreuve, Ken Tubman en tête du premier Tour d’Australie officiel.
  • 1954 : J.J. Feeney gagne la classe B du Rallye Safari, qu’il remporte à nouveau en classe A en 1959.
  • 1955 : Lars Egeberg Jr. et Amund Böhle s’imposent au Rallye Viking.
  • 1960 : Jean-Pierre Hanrioud signe une victoire de classe au Liège-Rome-Liège en 1 300 cm3 GT.

Le Redex Round Australia de 1953 mérite une mention particulière : les douze voitures engagées terminent toutes brillamment, ce qui vaut à Peugeot une renommée durable en Australie, encore perceptible aujourd’hui sur ce marché.

Quelle place la 203 occupe-t-elle dans l’automobile française ?

Pour comprendre la 203, il faut la replacer dans l’automobile de son temps. Les premiers salons de l’après-guerre voient naître une foule de petites voitures : la Renault 4CV, la Citroën 2 CV, la Panhard Dyna. Sur le créneau de la voiture moyenne, il n’y a guère que la Traction Avant et la Simca 8. C’est exactement là que Peugeot place sa berline.

Le pari est unique dans l’industrie française de cette époque : une gamme complète issue d’un seul type de caisse, du break utilitaire au cabriolet de haut de gamme. Icône roulante des années 1950 aux côtés de la 4CV et de la 2 CV, la Peugeot 203 berline apporte sa contribution au processus de motorisation de masse. Avec sa structure monocoque, elle reste la seule voiture moderne de classe moyenne jusqu’à l’apparition de la Simca Aronde.

Moderne et fiable : ces deux qualificatifs résument son histoire commerciale. Sa réputation de voiture increvable lui a valu une forte fidélité de la clientèle dans le monde entier, et une excellente cote sur le marché de la seconde main pendant des années. Une année après l’autre, la 203 a bénéficié d’un service après-vente dense et de pièces disponibles partout, ce qui explique le nombre de survivantes.

Que sont devenus les accessoires et la mode custom ?

La 203 n’échappe pas à la mode qui veut, au cours des années 1950, que l’on personnalise les voitures de série. Beaucoup reçoivent des enjoliveurs en tout genre et des calandres de remplacement, dont certaines sont assez réussies. La Darl’mat adopte pour sa part un style que les articles de l’époque qualifient de Studebaker de Levallois, jugement discutable mais révélateur du goût du temps.

Dans les années 1980 et 1990, le custom français se développe et de nombreux jeunes se tournent vers la personnalisation de véhicules. La 203 figure parmi les bases les plus utilisées. Résultat : beaucoup de voitures ont perdu leur capot, leur calandre ou leurs accessoires d’origine au fil des transformations, et il faut aujourd’hui voir chaque dossier de près avant de parler d’exemplaire conforme.

Que vérifier avant d’acheter une Peugeot 203 ?

La 203 reste l’une des françaises d’après-guerre les plus accessibles, parce qu’elle a été produite en très grand nombre et que la mécanique est simple. Deux points méritent malgré tout l’attention.

Comment contrôler la caisse ?

La structure est monocoque, donc la corrosion touche directement la rigidité du véhicule. Examinez les bas de caisse, les planchers, les passages de roue, les points d’ancrage de suspension et la traverse arrière. Sur une berline découvrable, contrôlez en plus les renforts de plateforme, spécifiques à cette version, ainsi que l’état de la capote et de son mécanisme.

Que regarder côté mécanique et pièces ?

Le moteur se répare, se refait et se trouve encore, puisqu’il a été produit jusqu’en 1966 sur la 403. La boîte de vitesses demande plus d’attention : privilégiez une voiture postérieure à 1955, équipée de la boîte C2. Vérifiez enfin la cohérence du millésime et des équipements, car les échanges de calandres, d’enjoliveurs et d’accessoires étaient courants dans les années 1950 comme pendant la mode custom des années 1980 et 1990, où la 203 a servi de base à de nombreuses transformations.

Pour un véhicule de cet âge, la carte grise de collection change les règles de contrôle technique. Notre page sur le contrôle technique d’une voiture de collection détaille la périodicité applicable, et celle consacrée à l’assurance d’une voiture de collection résume les formules courantes.

Questions fréquentes

Combien de Peugeot 203 ont été produites ?

699 863 exemplaires toutes versions confondues, entre 1948 et le 26 février 1960, tous assemblés à Sochaux.

Quelle est la version la plus rare ?

Le coupé, avec 953 exemplaires seulement, produit de 1952 à 1954. Vient ensuite le cabriolet, à 2 567 unités jusqu’en octobre 1956.

Quelle vitesse atteint une 203 ?

120 km/h en pointe, et plus de 115 km/h en vitesse de croisière grâce à la quatrième surmultipliée, à un régime moteur relativement bas. Le 0 à 100 km/h demande 36,5 secondes.

La Peugeot 203 est-elle une traction ?

Non. Contrairement à la Traction Avant de Citroën, sa rivale directe, la 203 est une propulsion à pont rigide arrière.

Ce qu’il faut retenir

  • Peugeot 203 : produite de 1948 au 26 février 1960 à Sochaux, 699 863 exemplaires, seul modèle au catalogue Peugeot jusqu’en 1954.
  • Moteur essence de 1 290 cm3 à quatre cylindres, 42 ch, propulsion, boîte à quatre rapports, 950 kg, 120 km/h.
  • Gamme complète : berline, berline découvrable, cabriolet, coupé, familiale et utilitaires sur empattement long.
  • Points forts : moteur à culasse Alpax reconduit jusqu’en 1966 sur la 403, caisse monocoque, freinage renforcé, toit ouvrant sur 98 % des berlines.
  • Point faible : la boîte de vitesses, corrigée en 1955 par la C2 de la 403.
  • Versions à connaître : Darl’mat (250 exemplaires) et Constantin (90 ch, 160 km/h).

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