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Permis de Conduire International : Prix, Délai et Pays Concernés

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Passeport, carnet et téléphone posés sur un bureau en bois

Deux choses ont changé au 3 mars 2026 : le permis de conduire international n’est plus gratuit, et son délai d’acheminement s’est effondré. L’édition et l’envoi sont désormais confiés à un prestataire désigné par l’État, contre 7,25 € à la charge du demandeur, et le titre arrive en deux à quatre semaines au lieu de trois mois. Voici la démarche à jour, les pièces à fournir, les pays réellement concernés, et ce qu’il faut faire quand le livret n’arrive pas à temps.

À quoi sert le permis de conduire international ?

Le permis de conduire international, ou PCI, est une traduction officielle de votre permis de conduire français, éditée sous forme d’un livret cartonné rédigé en plusieurs langues. Il ne confère aucun droit nouveau : il se contente de rendre lisible, pour une autorité étrangère, un titre français qu’elle ne sait pas déchiffrer.

  • il n’est jamais valable seul et doit être présenté avec le permis national ;
  • il coûte 7,25 € depuis le 3 mars 2026, au titre de l’édition et de l’acheminement assurés par un prestataire désigné par l’État ;
  • il est délivré par l’Agence nationale des titres sécurisés, l’ANTS, sur le site ants.gouv.fr ;
  • sa durée de validité est de trois ans, ou jusqu’à l’expiration du permis national si celle-ci intervient plus tôt ;
  • il ne remplace pas un échange de permis pour une installation durable à l’étranger.

Dans quels pays le permis international est-il exigé ?

Là où il est inutile

  • Les 27 pays de l’Union européenne, où le permis français circule sans formalité ;
  • L’Espace économique européen, Islande, Norvège et Liechtenstein ;
  • La Suisse et le Royaume-Uni pour les séjours touristiques, où le permis de conduire français est reconnu ;
  • L’Algérie, le Maroc et la Tunisie, ainsi que le Sénégal et la Côte d’Ivoire ;
  • La Turquie, qui figure elle aussi sur la liste des pays où le permis français suffit.

Là où il est demandé

  • Les États-Unis, où l’exigence varie d’un État à l’autre et où les loueurs le réclament souvent, même quand la loi ne l’impose pas ;
  • Le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ;
  • De nombreux pays d’Asie et d’Amérique latine, où les forces de l’ordre s’appuient sur ce livret pour lire votre titre ;
  • L’Égypte et une partie du Proche-Orient.

Une exception mérite d’être connue : le Japon n’accepte pas le permis international français. Il faut y présenter une traduction officielle en japonais, établie par une autorité habilitée sur place ou par l’ambassade. D’autres pays appliquent des règles particulières : vérifiez systématiquement les informations auprès de l’ambassade du pays concerné avant le départ. La liste complète des pays où le permis français suffit est publiée sur le site de la sécurité routière, et le ministère des affaires étrangères tient à jour une fiche par destination.

Voiture arrêtée au bord d’une route rectiligne dans un paysage désertique
Aux États-Unis, l’exigence varie d’un État à l’autre, et les loueurs sont souvent plus stricts que la loi locale.

Comment faire une demande de permis international ?

La démarche est intégralement numérique depuis 2018 et passe par les services de l’État en ligne. Aucun envoi par courrier n’est possible, et aucun déplacement en préfecture n’est prévu.

  1. Créez ou activez votre compte sur le site de l’Agence nationale des titres sécurisés, ants.gouv.fr, avec votre identité numérique France Connect.
  2. Ouvrez la rubrique consacrée au permis de conduire et lancez une demande de permis international.
  3. Renseignez votre état civil et le numéro figurant sur votre permis de conduire national.
  4. Téléversez les documents numérisés nécessaires, au format demandé par le service.
  5. Validez, puis conservez le numéro de suivi qui vous est attribué.
  6. Suivez l’avancement depuis votre espace personnel jusqu’à l’expédition.

Le titre est envoyé à votre domicile par voie postale. Aucune remise en main propre n’est organisée, et aucune procédure accélérée n’existe.

Quelles pièces faut-il fournir ?

  • un justificatif d’identité en cours de validité, carte d’identité française ou passeport, recto et verso ;
  • votre permis de conduire national en cours de validité et en bon état, recto et verso : un titre déchiré, scotché ou dont la photo n’est plus reconnaissable est un motif de rejet ;
  • un justificatif de domicile de moins de six mois ;
  • une photo d’identité conforme aux normes en vigueur, produite chez un photographe agréé ou dans une cabine homologuée ;
  • votre signature numérisée sur fond blanc ;
  • une carte bancaire, pour régler les 7,25 € de frais en fin de démarche.

Les rejets tiennent presque toujours à la photo d’identité ou à un justificatif de domicile trop ancien. Prenez le temps de vérifier ces deux documents avant d’envoyer votre demande : un dossier rejeté repart au bout de la file.

Personne examinant des documents de voyage à côté d’un globe terrestre
Le titre coûte 7,25 € et reste valable trois ans : rien n’interdit de le demander avant même d’avoir réservé un voyage.

Quel délai faut-il prévoir ?

C’était le point noir de ces démarches, et il vient de se résorber. Les dossiers déposés avant le 3 mars 2026 subissent encore un délai d’environ trois mois à compter de la réception du courrier par les services postaux. Pour les demandes postérieures, le délai est estimé entre deux et quatre semaines.

Ce délai reste variable selon les périodes et les vérifications à mener sur votre dossier. La recommandation ne change donc pas sur le fond : déposez votre demande de permis international plusieurs semaines avant le départ plutôt que la veille. Le titre étant valable trois ans, rien n’interdit de l’obtenir par anticipation.

Combien coûte le permis de conduire international ?

7,25 €, depuis le 3 mars 2026. Ces frais couvrent l’édition et l’acheminement du livret, assurés par un prestataire désigné par l’État qui les perçoit directement. Le règlement se fait par carte bancaire à la fin de la démarche en ligne. Avant cette date, la délivrance était gratuite.

Un détail qui a son importance : le prélèvement intervient au bout de sept jours. Si votre demande est rejetée avant ce délai, rien n’est débité ; si elle l’est après, les frais vous sont remboursés sur la même carte bancaire.

Méfiez-vous en revanche des sites commerciaux qui proposent d’effectuer la démarche à votre place contre 30 à 90 euros. Ils se contentent de remplir le même formulaire que vous pour dix fois le prix officiel, sans accélérer quoi que ce soit, et certains délivrent des livrets sans aucune valeur. La seule voie légitime pour prendre en charge cette démarche est le service public en ligne, sur ants.gouv.fr.

Que faire si le titre n’arrive pas avant le départ ?

  • Vérifiez d’abord si votre destination l’exige réellement : une bonne partie des pays acceptent le permis français seul pour un court séjour ;
  • Contactez l’ambassade du pays, dont les services délivrent parfois une traduction officielle acceptée localement ;
  • Interrogez le loueur de véhicules avant de partir : ses conditions sont souvent plus strictes que la loi locale, et il vaut mieux le savoir avant le comptoir ;
  • Faites établir une traduction assermentée de votre permis, acceptée dans plusieurs pays à défaut du livret international ;
  • N’achetez jamais un permis international sur internet : les titres vendus en ligne sont des faux, et leur usage constitue une infraction.

Les erreurs les plus fréquentes

  • Partir sans le permis national. Le livret international n’a aucune valeur présenté seul.
  • Déposer sa demande la veille du départ, alors que le délai se compte encore en semaines.
  • Confondre permis international et échange de permis. Une installation durable à l’étranger relève d’une autre procédure.
  • Oublier de vérifier la date d’expiration du permis national : elle limite celle du titre international.
  • Passer par un intermédiaire qui facture 30 à 90 euros une démarche à 7,25 €.

Questions fréquentes

Peut-on demander un permis international en préfecture ?

Non, la démarche est exclusivement en ligne depuis 2018. Les préfectures n’instruisent plus ces dossiers, et aucun guichet ne les reçoit. Il est recommandé aux personnes peu à l’aise avec le numérique de se faire aider dans un espace France Services, présent dans toute la France.

Que faire si le permis international a été égaré ?

Vous pouvez en solliciter un nouveau selon la même procédure, avec les mêmes pièces et les mêmes délais. Il n’existe pas de duplicata accéléré. Une déclaration auprès des services de police ou de gendarmerie est recommandée si le livret a disparu à l’étranger.

Le permis international est-il valable pour tous les véhicules ?

Il reprend les catégories figurant sur votre permis national, sans en ajouter aucune. Si vous êtes habilité à conduire une moto en France, le livret le mentionnera ; sinon, il ne créera pas ce droit.

En résumé

Le permis de conduire international est une traduction officielle de votre permis de conduire français, délivrée par l’ANTS après une demande en ligne sur ants.gouv.fr, contre 7,25 € depuis le 3 mars 2026. Il est valable trois ans et ne s’utilise qu’accompagné du permis national.

Le délai, longtemps rédhibitoire, est désormais estimé entre deux et quatre semaines pour les demandes postérieures au 3 mars 2026 ; comptez encore trois mois pour un dossier déposé avant. Vérifiez enfin auprès de l’ambassade que votre destination l’accepte : l’Union européenne, le Maghreb et la Turquie n’en exigent pas, quand le Japon réclame une traduction établie sur place.

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