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Lamborghini Countach : versions, production et retour en LPI 800-4

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Lamborghini Countach blanche vue de face avec son aileron arriere

La Lamborghini Countach est la supercar qui a défini la silhouette en coin. Produite de 1974 à 1990 à 2 042 exemplaires, dessinée par Marcello Gandini chez Bertone, elle succède à la Miura et précède la Diablo. Moteur V12 en position longitudinale centrale arrière, châssis tubulaire, portes en élytre, 306 km/h dès la première version : la Lamborghini Countach a été pendant dix ans la Lamborghini la plus rapide, et la voiture de sport de série la plus rapide du monde à son lancement.

Cette page détaille l’ensemble du modèle : l’origine du nom, le concept LP 500 de 1971, l’architecture technique, chaque version de la LP400 à l’édition 25e anniversaire avec ses chiffres de production, la conduite, la cote actuelle et les points à examiner avant d’acheter. Elle se termine sur la Lamborghini Countach LPI 800-4 de 2021, qui reprend le nom en 112 exemplaires.

Qu’est-ce que la Lamborghini Countach ?

La Lamborghini Countach est une supercar GT à moteur V12 du constructeur automobile italien Lamborghini, assemblée à Sant’Agata Bolognese. Elle est produite de 1974 à 1990 à 2 042 exemplaires, et s’inscrit entre la Lamborghini Miura de 1966 et la Lamborghini Diablo de 1990.

Le moteur essence est un V12 Lamborghini placé longitudinalement en position centrale arrière, dans des cylindrées allant de 3 929 à 5 167 cm3, pour des puissances de 353 à 455 ch. La transmission se fait aux roues arrière, par une boîte de vitesses à cinq rapports. Le châssis est un treillis tubulaire en acier, la carrosserie signée Bertone.

DonnéeLamborghini Countach
Années de production1974-1990
Production2 042 exemplaires
UsineLamborghini, Sant’Agata Bolognese
MoteurV12 essence, 3 929 à 5 167 cm3
Position moteurLongitudinale centrale arrière
Puissance353 à 455 ch
TransmissionPropulsion, boîte manuelle à 5 rapports
ChâssisTreillis tubulaire en acier
Masse à vide1 490 kg
Vitesse maximale306 km/h
0 à 100 km/h4,8 s
Dimensions4 140 x 2 000 x 1 070 mm
Lamborghini Countach vue de profil et sa ligne en coin
La ligne en coin dessinée par Marcello Gandini chez Bertone : pare-brise plat, arrière fastback, aucune courbe inutile.

D’où vient le nom Countach ?

Countach vient d’une expression d’argot piémontais qui signifie fabuleux. Elle traduit l’étonnement et l’admiration qu’aurait exprimés Nuccio Bertone en découvrant la voiture, sortie sur route pour la première fois. C’est l’un des rares noms de supercar qui ne renvoie ni à un taureau, ni à une ville, ni à un code technique.

La mention LP, présente sur toutes les versions, signifie Longitudinale Posteriore, en référence à la position du moteur. Le chiffre qui suit indique la cylindrée arrondie : LP400 pour le 3,9 litres, LP500 S pour le 4,8 litres, LP5000 QV pour le 5,2 litres. Cette logique est reprise en 2021 sur la Lamborghini Countach LPI 800-4, où le I ajoute Ibrida.

Comment est née la Lamborghini Countach ?

La Countach est née d’un désaccord interne. L’ingénieur Paolo Stanzani jugeait la Lamborghini Jarama trop sage pour la marque. Il demanda à Marcello Gandini, chef designer de Bertone, de dessiner la voiture la plus extravagante et futuriste possible de l’époque. Le résultat allait fixer l’esthétique de la supercar pour vingt ans.

Le concept LP 500 de 1971

Ferruccio Lamborghini présente le prototype au salon international de l’automobile de Genève en mars 1971, sous le nom de Lamborghini Countach LP 500. L’objectif est de succéder à la Miura de 1966 et de rivaliser avec la Ferrari 365 Daytona de son voisin Enzo Ferrari, à Maranello.

La fabrication en série n’était pas envisagée, mais l’étude plaît suffisamment pour que Lamborghini décide de commercialiser un modèle qui lui ressemble. De nombreux détails changent en chemin : le V12 de 5 litres du prototype devient un 4 litres sur la voiture de série.

Le prototype LP 112

Un second prototype, désigné LP 112, est construit pour l’homologation. Il est détruit lors du crash test. Ce nom de code refera surface cinquante ans plus tard : c’est en référence au LP 112 que la Lamborghini Countach LPI 800-4 de 2021 est produite à exactement 112 exemplaires.

Le passage à la série en 1974

La production débute en 1974 avec la Lamborghini Countach LP400. Le V12 de 3 929 cm3 développe 375 ch et permet d’atteindre 306 km/h, ce qui en fait la voiture de sport de série la plus rapide du monde à cette date. Le moteur est inséré axialement, contrairement à la Miura dont le V12 était transversal.

La LP400 reste pendant dix ans la Lamborghini la plus rapide, avant que la LP500 S ne relève sensiblement les performances. Le modèle traverse ensuite les années 1980 face à la Ferrari 288 GTO, à la Ferrari Testarossa de 1984 puis à la Ferrari F40 de 1987.

Quelle est l’architecture technique de la Lamborghini Countach ?

Trois partis pris techniques distinguent la Lamborghini Countach de tout ce qui existait alors, et deux d’entre eux ont fait école chez Lamborghini pendant cinquante ans.

Un châssis treillis tubulaire

Contrairement à la Miura, construite sur une structure monocoque, la Lamborghini Countach repose sur un châssis treillis en acier. La carrosserie, toujours signée Bertone, vient s’habiller autour de cette structure. Sur les dernières versions, certains panneaux en aluminium sont remplacés par des panneaux en Kevlar. Les suspensions sont à triangles et ressorts hélicoïdaux, le freinage à disques ventilés.

La boîte de vitesses placée devant le moteur

C’est l’astuce d’implantation la plus remarquable du modèle. La boîte à cinq rapports est placée devant le moteur, entre les sièges, et l’arbre primaire traverse le carter d’huile pour rejoindre la transmission arrière. Ce montage raccourcit l’ensemble et améliore la répartition des masses.

Cette disposition avait été rencontrée dès 1934 sur le monospace Stout Scarab, et sur la Triumph 1300 de 1965, mais avec des implantations différentes. Lamborghini la reprendra sur toutes ses douze cylindres ultérieures, et Bugatti l’adoptera sur ses seize cylindres, Veyron puis Chiron.

Les portes en élytre

Les portes s’ouvrent en quart de cercle vers l’avant, parallèlement à la carrosserie. Le principe vient du concept car Alfa Romeo Carabo, présenté par Bertone au salon de Paris en octobre 1968, également dessiné par Marcello Gandini. Il sera repris sur la Diablo, la Murciélago, la Reventón, l’Aventador puis la Revuelto.

Ce système pose une question de sécurité connue : la sortie du véhicule devient problématique si la voiture se retrouve sur le toit, un défaut que partagent les portes papillon. C’est le prix esthétique de la signature visuelle la plus copiée de l’automobile italienne.

À quoi ressemble le design de la Lamborghini Countach ?

Là où la Miura était toute en rondeurs, le design de la Lamborghini Countach est angulaire. Marcello Gandini s’inspire de ses propres concept cars futuristes, l’Alfa Romeo Carabo de 1968 et la Lancia Stratos Zero de 1970. Le pare-brise et l’arrière fastback sont extrêmement plats, la ligne forme un coin parfait vu de profil.

La largeur atteint 2 000 mm pour seulement 1 070 mm de hauteur. Cette proportion, inédite en 1974, explique l’effet produit à l’époque : la Lamborghini Countach paraissait posée au sol, plus proche d’un objet de science-fiction que d’une automobile. Lee Iacocca, dirigeant de Chrysler, résumera cette fascination lors du rachat de Lamborghini en 1987 : il déclare avoir tellement aimé la Lamborghini Countach qu’il a acheté la société.

Quelles versions de Lamborghini Countach existent ?

Six versions de série se succèdent en seize ans, plus deux concept cars et un prototype. Les différences portent sur la cylindrée, la largeur des pneus et les appendices aérodynamiques.

La Countach LP400 (1974-1978)

La première version reçoit le V12 de 3 929 cm3 et 375 ch. Elle se reconnaît à la fluidité de ses lignes et à ses pneus plus étroits que sur toutes les versions suivantes. C’est la plus aérodynamique de la famille, et 158 exemplaires seulement ont été produits.

Une caractéristique distingue les premières : la saignée de toit du rétroviseur périscopique. Il existe des LP400 sans cette saignée. Certaines ont été modifiées à la demande du Canadien Walter Wolf, ce sont les Countach Wolf. Une trentaine de LP400 ont été transformées en configuration S à partir de 1978, dont une quinzaine par l’usine, trois par Bob Wallace avec un moteur turbo et une dizaine par Albert Mardikian, dont deux conversions en targa.

Entre 2012 et 2016, avec le retour de la spéculation sur les automobiles de prestige, la quasi-totalité de ces Countach modifiées a été remise en configuration d’origine. En 2016, on ne comptait pas plus de cinq Countach de style S encore existantes, dont une turbo Wallace.

La Countach LP 400 S (1978-1982)

Face aux difficultés financières liées à la crise économique, Lamborghini fait évoluer le modèle. La LP 400 S reçoit des jupes en fibre de verre sur les passages de roues, imposées par des pneus plus larges, des Pirelli P7. La voiture gardera cette allure jusqu’à la fin de sa production.

Un aileron en V devient disponible en option. Il augmente la stabilité à haute vitesse mais réduit la vitesse de pointe de 16 km/h, et la plupart des acheteurs l’ont commandé malgré tout. L’emblème arrière reçoit un S, et les feux arrière de petits rectangles réfléchissants.

  • Série 1 : carrosserie lowbody, jantes Campagnolo Bravo, moteur pouvant dépasser 400 ch, rétroviseurs de style obus, aileron Dallara en option. 50 exemplaires, l’une des Lamborghini les plus recherchées.
  • Série 2 : toujours lowbody, jantes redessinées, rétroviseurs beaucoup plus larges, petits volets latéraux sur l’aileron. 105 exemplaires. C’est la version que Ferruccio Lamborghini a conservée jusqu’à la fin de ses jours.
  • Série 3 : garde au toit relevée de 3 cm par l’ingénieur Alfieri, suspensions revues, 353 ch et 6,5 s de 0 à 100 km/h. 82 exemplaires. La voiture devient accessible aux conducteurs de plus d’1,75 m.

La Countach LP 500 S (1982-1985)

Après le rachat de Lamborghini par le groupe Mimran, l’ingénieur Alfieri fait évoluer le groupe motopropulseur. La LP 500 S, appelée 500 S aux États-Unis, reçoit un V12 de 4,8 litres. Les 375 ch annoncés sont cette fois bien présents, certaines LP 400 S n’en délivrant réellement que 360. L’intérieur est revu, les contre-portes et le tableau de bord légèrement redessinés, et la malle arrière affiche la mention 500 S. 323 exemplaires ont été produits.

La Countach LP 5000 QV (1985-1988)

En 1985, le V12 passe à 5,2 litres et reçoit quatre soupapes par cylindre : QV signifie Quattro Valvole. Les carburateurs sont déplacés au-dessus du moteur, ce qui impose une bosse dans le capot moteur et réduit encore une visibilité arrière déjà très mauvaise. Certains panneaux de carrosserie en aluminium passent au Kevlar.

La version américaine de la LP 5000 QV reçoit un moteur à injection. Les seules options disponibles sont l’aileron arrière et un système audio. Avec 610 exemplaires, c’est la Lamborghini Countach la plus produite de toutes.

L’édition 25e anniversaire (1988-1990)

Cette version célèbre les 25 ans du département automobile de Lamborghini. Mécaniquement, elle reste très proche de la LP 5000 QV. Les différences portent sur la carrosserie : entrées d’air redessinées et agrandies, jupes latérales de forme nouvelle permettant un plus grand volume d’air vers le moteur, feux arrière plus étroits. C’est la dernière Countach produite, à 650 exemplaires, la Diablo étant lancée en 1990.

Combien d’exemplaires par version ?

VersionExemplaires
LP 500 (concept car, 1971)1
LP 112 (prototype détruit au crash test)1
LP400158
LP400 S237
LP500 S323
LP5000 QV610
Evoluzione (concept car, 1987)1
25e anniversaire650
Total de série 1974-19902 042
LPI 800-4 (2021)112

Comment se conduit une Lamborghini Countach ?

La Countach demande de la méthode. La visibilité arrière est quasi nulle, aggravée par la bosse de capot sur les QV, au point que la manœuvre en marche arrière se pratique traditionnellement assis sur le bas de caisse, portes ouvertes. La direction n’est pas assistée, la pédale d’embrayage est dure, la boîte à grille exige une main ferme à froid.

Sur les premières séries, la garde au toit interdisait pratiquement l’accès aux conducteurs de plus d’1,75 m. C’est précisément ce que corrige la série 3 de la LP 400 S, dont la caisse est relevée de 3 cm : cette version est la plus utilisable des Countach lowbody, même si les puristes préfèrent l’allure ramassée des deux premières séries.

Une fois en route, l’équilibre est celui d’une propulsion à moteur central : motricité excellente, train avant léger, et une stabilité à haute vitesse qui dépend beaucoup de la présence de l’aileron. Le pilote d’essai Lamborghini Pierluigi Mori a résumé la voiture avec une formule connue : elle n’était pas dangereuse si l’on n’avait pas la prétention d’aller vite.

Quel entretien pour une Lamborghini Countach ?

Rouler en Lamborghini Countach suppose un budget d’entretien à la hauteur de la voiture. Le V12 essence est un moteur d’atelier : douze cylindres, six carburateurs Weber sur la plupart des versions, une distribution par chaînes et un accès contraint par l’implantation centrale. Une simple synchronisation de carburation demande plusieurs heures à un spécialiste.

  • Carburation : sur les versions à carburateurs, le réglage se refait périodiquement et conditionne l’agrément comme la consommation d’essence.
  • Refroidissement : les radiateurs latéraux et leurs ventilateurs travaillent dur, surtout en circulation lente.
  • Embrayage : pièce d’usure coûteuse, dont le remplacement impose une dépose importante.
  • Portes en élytre : vérins, charnières et réglages demandent un suivi régulier.
  • Pneus : les dimensions d’origine, notamment les Pirelli P7 de la LP 400 S, sont refabriquées en petites séries et se paient au prix fort.

La consommation appartient à son époque : sur un V12 de 5,2 litres à carburateurs, le plein d’essence part vite, et la plupart des propriétaires limitent le kilométrage annuel à quelques centaines de km. Ce n’est pas une voiture d’usage, c’est une voiture d’événement, et le marché en tient compte : un kilométrage faible est ici la norme, pas l’exception.

Quelle place la Lamborghini Countach occupe-t-elle dans la culture ?

Peu d’automobiles ont autant marqué une génération sans avoir été vues en vrai. La Lamborghini Countach a été le poster de chambre par excellence des années 1980, en Europe comme aux États-Unis, souvent en rouge et systématiquement avec l’aileron en V. Cette diffusion par l’image explique qu’une voiture produite à 2 042 exemplaires soit reconnue instantanément par des gens qui n’en ont jamais croisé une.

Le cinéma a fait le reste, avec des apparitions marquantes dans plusieurs films des années 1980 et 1990. Le modèle a aussi servi de référence esthétique à toute une génération de jeux vidéo et de maquettes. Sur ce plan, la Lamborghini Countach et la Ferrari Testarossa occupent exactement la même place : deux silhouettes que l’on identifie de dos, à contre-jour, sans hésitation.

Lamborghini Countach ou Ferrari Testarossa ?

Les deux rivales italiennes des années 1980 ne se ressemblent que par leur statut. La Ferrari Testarossa, lancée dix ans après la Countach, mise sur un usage plus civilisé : habitacle en cuir, visibilité correcte, douze cylindres à plat souple à bas régime. La Lamborghini Countach reste la plus extrême des deux, avec sa position de conduite basse, sa visibilité arrière quasi nulle et ses portes en élytre.

Sur le chrono, la Lamborghini Countach conserve un avantage historique : ses 306 km/h en 1974 dépassaient les 290 km/h de la Testarossa de 1984, dix ans plus tard. Sur le marché, la Lamborghini a longtemps devancé la Ferrari en prix, et l’écart reste réel sur les premières séries, même si les versions rares de Maranello se rapprochent.

Quelle cote pour une Lamborghini Countach ?

Le marché s’est structuré autour de la rareté et de l’authenticité. Le classement s’établit assez nettement.

  • LP400 périscopique : la plus recherchée et la plus chère, avec 158 exemplaires produits.
  • LP 400 S série 1 lowbody : 50 exemplaires, très demandée par les collectionneurs.
  • LP 500 S et LP 5000 QV : le cœur du marché, plus accessibles et plus faciles à utiliser.
  • Édition 25e anniversaire : la plus produite avec 650 exemplaires, longtemps la moins cotée, elle remonte régulièrement.

Deux facteurs pèsent lourd sur la valeur. D’abord la remise en configuration d’origine : une LP400 transformée en style S puis restaurée à l’identique vaut aujourd’hui bien davantage que la même voiture laissée modifiée. Ensuite l’historique documenté, en particulier pour les voitures à provenance connue, comme les Countach Wolf.

Que vérifier avant d’acheter une Countach ?

  • Le châssis tubulaire : la corrosion et les réparations de structure sont le premier poste de risque, et la remise en état coûte très cher.
  • L’authenticité de la version : LP400, LP 400 S, LP 500 S ou LP 5000 QV se distinguent par la carrosserie, les jantes et les emblèmes, mais les transformations ont été nombreuses.
  • Le V12 et ses carburateurs, ou l’injection sur les versions américaines : un réglage complet demande un spécialiste et du temps.
  • L’état des panneaux en aluminium et en Kevlar, difficiles à réparer proprement.
  • Le mécanisme des portes en élytre, ses vérins et ses charnières.
  • L’historique complet, factures à l’appui, et la cohérence du numéro de châssis.

Comme pour tout véhicule de plus de trente ans, la carte grise peut basculer en catégorie collection. Notre page sur l’assurance d’une voiture de collection détaille les formules adaptées à ce type de véhicule, et celle consacrée au contrôle technique d’une voiture de collection en précise la périodicité.

Qu’est-ce que la Lamborghini Countach LPI 800-4 de 2021 ?

Lamborghini a repris le nom en 2021. La Lamborghini Countach LPI 800-4 est une supercar hybride essence produite à 112 exemplaires, dévoilée le 13 août 2021 en ligne puis présentée le 15 août 2021 au concours d’élégance de Pebble Beach, en Californie, dans une teinte Bianco Siderale, comme la Lamborghini Countach LP 400 S de Ferruccio Lamborghini.

La présentation à la Monterey Car Week marquait le 50e anniversaire de la présentation de la Lamborghini Countach d’origine à Genève. La mention LPI 800-4 se décompose ainsi : LPI pour Longitudinale Posteriore Ibrida, 800 pour la puissance en chevaux, et 4 pour la transmission intégrale.

DonnéeCountach LPI 800-4
Années de productiondepuis 2021
Production112 exemplaires
MoteurV12 MPI 6,5 litres de 780 ch, plus moteur électrique de 34 ch
Cylindrée6 498 cm3
Puissance totale814 ch
Couple720 Nm
TransmissionIntégrale, boîte séquentielle à 7 rapports
Masse à vide1 595 kg
Vitesse maximale355 km/h
0 à 100 km/h2,8 s
Dimensions4 870 x 2 099 x 1 139 mm

Pourquoi 112 exemplaires ?

Le chiffre renvoie au nom de code du prototype de développement de la première Countach, le LP 112, initié par Ferruccio Lamborghini en 1970. C’est une référence interne que peu de gens décodent, et qui explique un nombre de production apparemment arbitraire.

Sur quelle base technique repose-t-elle ?

La Countach de 2021 utilise le cadre monocoque en fibre de carbone de la Lamborghini Aventador, et partage son moteur et sa mécanique avec la Lamborghini Sián. Les suspensions actives sont de type push-rod magnétorhéologique, associées à la direction à quatre roues LDS, pour Lamborghini Dynamic Steering.

Que dit Marcello Gandini de cette version ?

Le designer de la Lamborghini Countach d’origine s’est publiquement désolidarisé de cette réinterprétation, qu’il estimait ne pas correspondre à sa vision. Cette prise de position, rare de la part d’un designer envers un modèle hommage, a été largement relayée au moment du lancement.

Questions fréquentes

Combien de Lamborghini Countach ont été produites ?

2 042 exemplaires de série entre 1974 et 1990, auxquels s’ajoutent 112 Countach LPI 800-4 depuis 2021.

Quelle est la Lamborghini Countach la plus rare ?

La LP 400 S série 1 en configuration lowbody, avec 50 exemplaires, devant la LP400 et ses 158 voitures. Les deux LP 400 S série 1 dotées du rétroviseur périscopique sont les plus rares de toutes.

Quelle vitesse atteint une Countach ?

306 km/h dès la LP400 de 1974, ce qui en faisait la voiture de sport de série la plus rapide du monde. L’aileron en V optionnel réduit cette vitesse de 16 km/h tout en améliorant la stabilité.

Que signifie LP sur une Countach ?

Longitudinale Posteriore, en référence à la position du moteur, placé longitudinalement à l’arrière. Le chiffre qui suit désigne la cylindrée arrondie, et QV signifie Quattro Valvole, soit quatre soupapes par cylindre.

Ce qu’il faut retenir

  • Lamborghini Countach : supercar V12 produite de 1974 à 1990 à 2 042 exemplaires, dessinée par Marcello Gandini chez Bertone.
  • Nom issu d’une expression d’argot piémontais signifiant fabuleux, attribuée à Nuccio Bertone.
  • Architecture : châssis treillis tubulaire, moteur longitudinal central arrière, boîte de vitesses placée devant le moteur, portes en élytre.
  • Versions : LP400 (158), LP400 S (237), LP500 S (323), LP5000 QV (610) et 25e anniversaire (650).
  • La LP400 atteignait 306 km/h en 1974, record pour une voiture de série.
  • En 2021, la Lamborghini Countach LPI 800-4 reprend le nom en 112 exemplaires, avec 814 ch et une transmission intégrale.

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