La Chevrolet Corvette C3 se trouve bien plus souvent en boîte automatique qu’en manuelle : dès 1973, près de 54 % des Corvette sortaient d’usine avec la transmission automatique. Voici ce que ce choix change sur une Corvette C3, moteur par moteur.
Qu’est-ce que la Corvette C3 ?
La Corvette C3 est la troisième génération de la Chevrolet Corvette, pour les années modèles 1968 à 1982. Son style est inspiré du concept Mako Shark II dessiné par Larry Shinoda. La Corvette porte le nom Stingray, en un seul mot, de 1969 à 1976 : une Corvette C3 Stingray est donc une C3 de cette période.
Le châssis et les moteurs V8 viennent de la C2, avec freins assistés aux quatre roues ; la carrosserie et l’intérieur sont neufs. La Corvette pèse 1 569 kg pour 4 690 mm de long, en deux portes, et signe un record de ventes en 1979 avec 53 807 exemplaires. C’est l’une des grandes automobiles de sport américaines de son temps.

Quelle boîte de vitesses sur une Corvette C3 ?
Deux transmissions se partagent la production de la Corvette C3 : une automatique à trois rapports et une manuelle à quatre rapports.
Que vaut la boîte automatique ?
C’est la Turbo Hydra-Matic à trois vitesses, référencée RPO M40, qui remplace dès 1968 la Powerglide à deux rapports. Robuste et bien accordée au couple d’un moteur V8, elle reçoit un pont de 3,08, contre 3,36 en boîte manuelle.
Sur les dernières Corvette C3, l’automatique devient incontournable : à partir de 1980, le moteur L-82 de 233 ch ne peut plus recevoir de boîte manuelle.
Que vaut la boîte manuelle ?
La manuelle existe en M20 à rapports larges, M21 à rapports rapprochés et M22 Rock Crusher renforcée. Plus engageante à conduire, elle est plus rare sur les Corvette survivantes, donc plus recherchée.
Automatique ou manuelle : que choisir ?
- Automatique : plus facile en ville, plus disponible, entretien simple.
- Manuelle : plus de plaisir au volant et une cote supérieure, mais une offre restreinte.
- Sur les V8 de 165 à 233 ch des années 1975 à 1982, l’automatique ne pénalise presque pas les performances.
- Sur un gros bloc de 435 ch, la manuelle exploite mieux la puissance.
Quels moteurs V8 pour la Corvette C3 ?
L’écart de puissance est considérable, du petit bloc étranglé par les normes antipollution aux gros blocs des premières Corvette C3.
| Moteur V8 | Cylindrée | Puissance |
|---|---|---|
| 350 ci | 5 700 cm3 | 165 à 370 ch |
| 427 ci | 7 000 cm3 | 390 à 435 ch |
| 454 ci | 7 500 cm3 | 270 à 425 ch |
| 305 ci (Californie 1980) | 5 000 cm3 | 190 ch |
- Puissance : de 165 ch à 435 ch selon la cylindrée et l’année.
- Vitesse maximale : à partir de 180 km/h.
- 0 à 100 km/h : 5,5 s pour la Corvette la plus rapide de la gamme.
- Consommation : 19,7 à 25,5 litres aux cent km.
- Masse à vide : 1 569 kg pour 4 690 mm de long.
Une Corvette de base de 1975 en boîte automatique abattait le 0 à 97 km/h en 7,7 s selon Car and Driver. La vitesse maximale démarre à 180 km/h et grimpe bien au-delà sur les gros blocs, pour 19,7 à 25,5 litres aux cent km. Sur ces voitures, le carburant reste le premier poste de dépense au km.
Quelles carrosseries sont disponibles ?
Deux carrosseries à deux portes, avec un net avantage au coupé.
Le coupé T-top
Le coupé reçoit deux panneaux de toit amovibles, les T-top, et une lunette arrière verticale amovible jusqu’en 1972. Dès 1969, il représente 57 % des Corvette vendues.
Le cabriolet
Le cabriolet est proposé jusqu’en 1975, où il ne pèse plus que 12 % des commandes. Sa rareté explique une cote nettement plus élevée aujourd’hui.
Que vérifier avant d’acheter une Corvette ?
- Le châssis : la carrosserie est en composite, mais le châssis en acier rouille aux longerons et à la traverse arrière.
- Les phares escamotables à dépression et les essuie-glaces dissimulés, réputés capricieux.
- Le pont Positraction, monté sur plus de 95 % des voitures.
- L’intérieur : cuir, sièges, vitres électriques et cadrans du tableau de bord coûtent cher à refaire.
- Le numéro de châssis, dont l’indice S en septième position désigne l’usine de Saint-Louis.
Quelle cote pour une Corvette C3 en France ?
La Corvette C3 reste l’une des américaines les plus accessibles en France, grâce à son volume de production et à des pièces disponibles aux États-Unis. Les modèles de la fin des années 1970 en boîte automatique forment l’entrée de gamme, les gros blocs et les cabriolets le haut du panier. Le prix dépend surtout du kilométrage, de la couleur d’origine et de l’état du châssis.
Côté paperasse, un véhicule importé demande un dossier complet avant d’obtenir sa carte grise française. Comme pour tout youngtimer importé, mieux vaut vérifier ce point avant de s’engager.
Questions fréquentes
La boîte automatique de la C3 est-elle fiable ?
Oui. La Turbo Hydra-Matic à trois rapports est éprouvée et encore suivie par les spécialistes de l’automobile américaine : vidange régulière et contrôle du niveau suffisent.
Quelle est la différence entre C3 et C3 Stingray ?
Le nom Stingray n’apparaît que de 1969 à 1976. Une Corvette de 1968 ou de 1980 est une Corvette C3, mais pas une Corvette C3 Stingray.
Ce qu’il faut retenir
- Corvette C3 : 1968-1982, style inspiré du concept Mako Shark II, nom Stingray de 1969 à 1976.
- Boîte automatique Turbo Hydra-Matic à trois rapports ou boîte manuelle à quatre rapports.
- Dès 1973, près de 54 % des Corvette sont livrées en automatique ; le L-82 de 1980 est automatique uniquement.
- Moteurs V8 de 165 à 435 ch, propulsion, 1 569 kg, coupé T-top majoritaire.




