Le leasing social est une location longue durée de voiture électrique neuve subventionnée par l’État, réservée aux ménages modestes qui roulent beaucoup. La cuvée 2026 du leasing a ouvert ses commandes le 16 juillet 2026, pour 50 000 véhicules.
Début septembre 2026, environ 29 800 réservations avaient été enregistrées : il reste donc autour de 20 000 véhicules dans l’enveloppe, mais certaines marques ont déjà épuisé leur quota. Le leasing social 2026 n’est pas encore clos, il se vide.
Est-ce vraiment intéressant, et pour qui ? Voici les conditions exactes, le montant de la prime, les loyers pratiqués, la liste des voitures électriques disponibles et la marche à suivre chez un loueur ou un concessionnaire.
Qu’est-ce que le leasing social ?
Le leasing social est un contrat de location longue durée, ou parfois de location avec option d’achat, sur un véhicule électrique neuf. L’État verse une aide directement au loueur, qui la déduit du loyer mensuel. Le ménage ne touche aucune somme : il paie simplement une location bien inférieure au prix du marché.
Ce dispositif a été créé en 2024, reconduit en 2025, puis relancé pour 2026 avec une enveloppe de 401 millions d’euros et un plancher de 50 000 ménages bénéficiaires. C’est aujourd’hui le principal levier de l’État en faveur de la mobilité électrique pour les revenus modestes.
Le principe se résume en trois éléments : un véhicule électrique neuf, un contrat de trois ans minimum, un loyer plafonné à 200 € par mois. Tout le reste découle de là. Reste à savoir si vous êtes éligible, et quels véhicules électriques restent en catalogue.

Comment fonctionne le leasing social en pratique ?
Est-ce compliqué ? Pas vraiment. Le mécanisme du leasing est le même que celui d’une location longue durée classique, à un détail près : la prime de l’État vient s’imputer sur le loyer avant même que vous signiez. Le concessionnaire ou le loueur avance l’aide, puis se fait rembourser par l’Agence de services et de paiement.
- Vous vérifiez votre éligibilité sur le simulateur de primealaconversion.gouv.fr et récupérez un code.
- Vous choisissez un véhicule électrique dans le catalogue d’un loueur participant.
- Vous signez un contrat de location longue durée de 36 mois minimum.
- L’aide est déduite du loyer : vous payez le montant net, sans avance de trésorerie.
- Vous prenez livraison du véhicule, souvent plusieurs semaines après la commande.
Le dispositif n’exige aucun apport, aucun dépôt de garantie ne peut vous être réclamé, et les frais de dossier sont interdits. Ce sont trois règles du dispositif, pas des gestes commerciaux : un loueur qui les ignore sort du cadre.
Quels sont les avantages du leasing social ?
- Un loyer plafonné à 200 € par mois, souvent bien inférieur dans les faits.
- Aucun apport, aucun dépôt de garantie, aucuns frais de dossier.
- Une voiture neuve, sous garantie constructeur pendant toute la location.
- Au moins 15 000 km par an inclus, sans facturation de kilomètres additionnels.
- Un budget carburant remplacé par un budget électricité, nettement plus faible.
- Une résiliation sans frais en cas de décès, d’invalidité ou de perte d’emploi.
Ce dernier point mérite attention. Un contrat de location longue durée ordinaire coûte cher à rompre. Ici, l’État a imposé une porte de sortie pour les accidents de la vie, ce qui change la nature du risque pour un ménage modeste.
Qui peut bénéficier du leasing social en 2026 ?
Le dispositif pose deux conditions cumulatives, l’une de revenu, l’autre d’usage. Les deux doivent être remplies : un revenu modeste sans usage intensif du véhicule ne suffit pas, et l’inverse non plus.
La condition de revenu fiscal de référence
Votre revenu fiscal de référence par part doit être inférieur ou égal à 16 880 €. Ce revenu fiscal de référence figure sur votre dernier avis d’imposition, en haut de la première page. Divisez-le par votre quotient familial pour obtenir le montant à comparer.
Un célibataire sans enfant dispose d’une part : son revenu fiscal de référence doit donc rester sous 16 880 €. Un couple avec deux enfants a un quotient familial de trois : le plafond du foyer monte à 50 640 €. Le leasing social vise ainsi environ la moitié des ménages français.
La condition d’usage du véhicule
Il faut ensuite justifier d’un usage réel de la voiture. Deux portes d’entrée, au choix :
- plus de 10 km entre votre domicile et votre lieu de travail, parcourus avec votre véhicule personnel ;
- ou plus de 8 000 km par an effectués dans le cadre de votre activité professionnelle.
Le trajet entre le domicile et le lieu de travail se mesure par le chemin le plus court. Il s’agit d’une attestation sur l’honneur : vous n’avez pas de justificatif d’employeur à fournir, mais l’attestation engage votre responsabilité.

Quelles sont les autres conditions d’éligibilité ?
- être majeur, domicilié en France, et titulaire du permis de conduire ;
- justifier d’une affiliation à un régime de sécurité sociale français ;
- ne pas avoir déjà bénéficié du dispositif en 2024 ou en 2025 ;
- résider en France métropolitaine, dans un DROM ou à Saint-Pierre-et-Miquelon.
L’exclusion des bénéficiaires des deux éditions précédentes est stricte et vérifiée. Elle a été introduite pour élargir le nombre de ménages servis plutôt que de reconduire les mêmes foyers.
À noter enfin : l’aide au leasing dont bénéficie le ménage n’est pas cumulable avec les opérations d’économies d’énergie TRA-EQ-114 et TRA-EQ-117, c’est-à-dire le coup de pouce financé par les certificats d’économies d’énergie. Si un loueur vous fait miroiter un coup de pouce supplémentaire sur un véhicule déjà aidé, la remise n’est pas légale.
Quel est le montant de l’aide de l’État ?
L’aide correspond à 29 % du coût d’acquisition du véhicule, dans la limite de 6 500 €. Ce plafond monte à 9 000 € lorsque le site d’assemblage du véhicule et celui de production de la batterie se situent tous deux dans l’Espace économique européen, avec un supplément possible de 500 € pour un moteur européen.
- voiture électrique produite hors Espace économique européen : plafond de 6 500 € ;
- véhicule et batterie produits dans l’Espace économique européen : plafond de 9 000 € ;
- moteur également produit en Europe : 500 € supplémentaires.
Trois précisions utiles sur le versement de cette prime :
- la prime est versée au loueur, jamais au ménage : vous ne faites aucune avance ;
- elle est calculée sur le prix du véhicule, options comprises dans la limite du plafond ;
- elle est acquise à la signature du contrat, sans condition de durée au-delà des 36 mois.
Cette gradation explique pourquoi les modèles assemblés en France et en Europe affichent les loyers les plus bas du catalogue : ce sont eux qui captent la prime maximale. Une citadine produite en Slovaquie ou en Espagne sera mécaniquement moins coûteuse à louer qu’un modèle importé d’Asie à prix catalogue équivalent.
Combien coûte le leasing social par mois ?
Le loyer mensuel est plafonné à 200 € TTC hors options, hors assurance et hors prestations annexes. Dans les faits, les offres commercialisées descendent bien en dessous de ce plafond sur les petits modèles.
| Modèle | Loyer mensuel indicatif |
|---|---|
| Citroën ë-C3 | à partir de 95 € par mois |
| Fiat Grande Panda électrique | à partir de 95 € par mois |
| Renault Twingo E-Tech | à partir de 130 € par mois |
| Renault 5 E-Tech | à partir de 139 € par mois |
| Renault 4 E-Tech | à partir de 170 € par mois |
| Renault Mégane E-Tech | à partir de 190 € par mois |
| Peugeot e-308 | à partir de 199 € par mois |
Ces loyers de leasing social s’entendent sans apport, sur 36 mois, avec au moins 15 000 km par an inclus. Les loyers varient d’un loueur à l’autre et d’une finition à l’autre : le tarif affiché en vitrine correspond presque toujours à la version d’entrée de gamme.
Comparez ce niveau de loyer avec une LLD de voiture électrique classique, où le même véhicule se loue couramment entre 250 et 400 € par mois : l’écart est le montant de l’aide, étalé sur la durée du contrat.
Quelle est la durée du leasing social ?
La durée minimale du contrat est de 36 mois, soit trois ans. Certains loueurs proposent 48 mois, ce qui abaisse encore le loyer mensuel mais allonge l’engagement. La durée choisie ne modifie pas le montant de l’aide, seulement son étalement.
- 36 mois : la durée minimale, le loyer le plus élevé, l’engagement le plus court ;
- 48 mois : un loyer plus bas, mais une immobilisation de votre budget sur quatre ans.
Au terme du contrat, la suite dépend de la formule signée. En location longue durée, vous rendez simplement le véhicule. En location avec option d’achat, vous pouvez lever l’option et racheter la voiture à sa valeur résiduelle. Notre comparatif entre LLD et LOA de voiture électrique détaille ce que chaque formule implique en fin de contrat.
Quelles voitures électriques sont éligibles ?
Plus de 35 modèles ont été confirmés par les constructeurs pour cette édition du leasing. Le catalogue couvre l’essentiel du segment des citadines et des compactes électriques produites en Europe.
- Citroën ë-C3 et Fiat Grande Panda, les deux offres les moins coûteuses du catalogue ;
- Renault Twingo E-Tech, Renault 5 E-Tech, Renault 4 E-Tech et Mégane E-Tech ;
- Peugeot e-208 et e-308, dont le quota était épuisé début septembre ;
- Hyundai Inster, Nissan Micra électrique et Opel Corsa électrique.
Plusieurs modèles souvent cités dans les comparatifs sont absents : la Dacia Spring, les Leapmotor T03 et C10, les BYD Dolphin et Atto 3, les MG4 et MG S5. Leur assemblage hors Espace économique européen les prive de la prime renforcée, et donc de la possibilité de tenir un loyer sous le plafond.
Attention : figurer au catalogue ne garantit pas la disponibilité. Les marques limitent leur propre quota, et les modèles les plus demandés sortent de la liste en cours de campagne.

Quels critères le véhicule doit-il remplir ?
Tous les véhicules électriques ne sont pas éligibles. Le gouvernement filtre le catalogue sur quatre critères, qui expliquent l’absence de certains modèles pourtant très présents dans les offres de location du marché.
- un véhicule neuf, jamais immatriculé, électrique à batterie ou à hydrogène ;
- un score environnemental suffisant, calculé sur l’empreinte carbone de production du véhicule électrique ;
- un prix catalogue et une masse dans les limites fixées par l’arrêté ;
- une commercialisation par un loueur enrôlé dans le dispositif.
Le score environnemental est le filtre décisif. Il prend en compte l’énergie consommée pour produire la batterie et le véhicule, puis le transport jusqu’en France. Une voiture électrique assemblée en Asie perd des points sur ces deux postes et sort de la liste des véhicules éligibles.
C’est aussi ce qui explique que les aides à la mobilité électrique soient devenues, année après année, un instrument de politique industrielle autant qu’un soutien au pouvoir d’achat. La transition écologique et la production européenne avancent ici sous la même enveloppe.
Où en est le dispositif en septembre 2026 ?
Les commandes de leasing ont ouvert le 16 juillet 2026. Un mois et demi plus tard, environ 29 800 véhicules avaient été réservés sur les 50 000 prévus, soit près de six sur dix. Il restait donc autour de 20 000 véhicules électriques disponibles au début du mois de septembre.
Le rythme d’une année sur l’autre est plus lent que lors des éditions précédentes, où l’enveloppe s’était épuisée en quelques semaines. Bercy a évoqué une seconde vague, sans calendrier ferme à ce jour. Deux enseignements pratiques en découlent :
- vous avez encore le temps de constituer votre dossier, ce qui n’était pas le cas en 2024 ;
- mais le choix se restreint modèle par modèle, et le vôtre peut disparaître du catalogue.
Comment faire pour bénéficier du leasing social ?
Étape 1 : vérifier son éligibilité
Le site primealaconversion.gouv.fr héberge le simulateur officiel d’éligibilité. Munissez-vous de votre dernier avis d’imposition : le revenu fiscal de référence et le quotient familial y figurent. La vérification prend quelques minutes et délivre un code d’éligibilité.
Étape 2 : choisir une offre chez un loueur
Toutes les offres de leasing social passent par un acteur de la filière automobile enrôlé dans le dispositif : concessionnaire de marque, loueur longue durée, mandataire agréé. Les offres sont affichées sous réserve d’éligibilité, mention qui signifie que le loyer affiché suppose l’aide accordée.
- un concessionnaire de marque, qui ne propose que ses propres véhicules électriques ;
- un loueur multimarque, qui peut proposer plusieurs catalogues et comparer les offres de location ;
- un mandataire agréé, dont l’offre est souvent la mieux placée sur le prix, avec des délais plus longs.
Étape 3 : constituer le dossier
Le concessionnaire ou le loueur monte le dossier pour vous, sous réserve d’éligibilité vérifiée : c’est lui qui sollicite l’aide auprès de l’Agence de services et de paiement. Vous fournissez votre avis d’imposition, un justificatif de domicile, votre permis de conduire et une attestation sur l’honneur relative à l’usage que vous faites du véhicule dans le cadre de vos trajets. Les services de l’État vérifient ensuite le dossier.
Étape 4 : signer et attendre la livraison
La signature du contrat de location vaut réserve d’un véhicule dans l’enveloppe du dispositif. Les délais de livraison varient fortement selon le modèle : de quelques semaines pour une citadine disponible en stock à plusieurs mois pour une compacte à produire.
Leasing social ou location longue durée classique : est-ce le même contrat ?
Le support juridique du leasing est identique : un contrat de location longue durée signé avec un loueur. Trois différences séparent pourtant les deux offres de location, et il faut les avoir en tête avant de comparer un loyer à un autre.
- le prix : l’aide de l’État abaisse le loyer de 6 500 à 9 000 € étalés sur la durée ;
- l’accès : le leasing social impose des conditions de revenu, la location longue durée classique n’en pose aucune ;
- le choix : le catalogue du leasing social se limite à une trentaine de véhicules électriques éligibles.
Autrement dit, si vous pouvez en bénéficier, aucune offre de location longue durée du marché ne rivalise. Si ce n’est pas votre cas, la location longue durée ordinaire reste le bon réflexe, à condition de comparer plusieurs loueurs.
Faut-il louer une voiture électrique ou l’acheter ?
Sur trois ans, louer une voiture électrique neuve en leasing social revient moins cher qu’un achat à crédit du même véhicule, aide comprise. Au-delà de cinq ans, l’arbitrage s’inverse : l’achat prend l’avantage, puisque vous conservez un bien dont la valeur résiduelle vous revient.
Le point de bascule dépend surtout de votre kilométrage. Au-delà de 25 000 km par an, les frais d’usure facturés en fin de contrat de location rognent l’avantage initial. En dessous de 15 000 km, la location garde l’avantage sur toute la durée.
Ce que le loyer ne couvre pas
Le loyer de leasing plafonné à 200 € par mois porte sur la seule location du véhicule. Trois postes restent à votre charge et pèsent lourd dans le budget réel :
- l’assurance auto, obligatoire : le contrat de location impose une assurance tous risques ;
- l’entretien, sauf si vous souscrivez les prestations optionnelles que le loueur peut proposer ;
- la recharge, à domicile ou sur borne publique, dont le coût varie du simple au quadruple.
Sur l’assurance, un véhicule neuf loué se couvre rarement au tiers : le contrat de location impose presque toujours une formule tous risques. Notre comparatif des niveaux de garantie explique ce que couvre l’assurance au tiers et pourquoi elle ne convient pas ici.
Sur la recharge, l’écart de coût entre une prise domestique et une borne rapide d’autoroute est considérable. Si vous disposez d’une place de stationnement privée, l’installation d’une borne de recharge se rentabilise en quelques mois sur un usage de 15 000 km par an.
Que faire si vous n’êtes pas éligible ?
Vous n’êtes pas éligible ? Un revenu fiscal de référence trop élevé, un usage insuffisant du véhicule ou un bénéfice antérieur du dispositif ferment la porte. Plusieurs offres de financement restent ouvertes, sans aide de l’État mais sans condition de ressources. Aucune ne bénéficie de la prime, mais aucune ne pose de conditions de revenu.
- la location longue durée classique : un loyer tout compris, aucun risque à la revente ;
- la location avec option d’achat : la possibilité de lever l’option et de devenir propriétaire ;
- le crédit affecté : cette offre fait de vous le propriétaire dès le premier mois ;
- le véhicule électrique d’occasion : un prix d’entrée nettement plus bas.
Ces offres partagent trois atouts que le dispositif aidé n’a pas :
- aucune condition de revenu, aucune attestation d’employeur à produire ;
- un catalogue ouvert à tous les véhicules électriques du marché, éligibles ou non au dispositif ;
- des prestations d’entretien et d’assistance souvent incluses dans le loyer.
Une LLD sans apport ou une LOA sans apport reproduisent la logique du leasing social sans la prime : le loyer est plus élevé, mais l’accès est immédiat et aucun plafond de revenu ne s’applique.
Pour un achat, comparez les taux avant de signer chez le concessionnaire : notre dossier sur le crédit auto pour véhicule électrique et notre comparatif des taux du crédit auto montrent des écarts de plusieurs centaines d’euros sur la durée totale.
Enfin, le marché de l’occasion électrique s’est nettement étoffé. Une LLD sur véhicule d’occasion ou une LOA d’occasion permettent d’accéder à une voiture électrique récente pour un loyer proche de celui du leasing social, sans aucune condition d’éligibilité.
Questions fréquentes sur le leasing social
Le leasing social est-il cumulable avec le bonus écologique ?
Non. L’aide au leasing intègre déjà le soutien de l’État à l’achat de véhicules électriques : elle n’est pas cumulable avec un autre coup de pouce sur le même véhicule, ni avec les opérations d’économies d’énergie TRA-EQ-114 et TRA-EQ-117.
Peut-on faire un leasing social sans emploi ?
Pour bénéficier du leasing social, la condition d’usage repose sur un trajet domicile-travail ou sur un kilométrage effectué dans le cadre de votre activité professionnelle. Sans activité, vous ne pouvez pas en bénéficier : aucune des deux portes d’entrée n’est franchissable, quel que soit le revenu fiscal de référence.
Que se passe-t-il si je rends la voiture avant trois ans ?
La résiliation anticipée est facturée comme dans toute location longue durée, sauf dans trois cas où elle est gratuite : décès, invalidité et perte d’emploi. Ces trois cas sont inscrits dans le cahier des charges du dispositif.
Le leasing social s’applique-t-il aux véhicules d’occasion ?
Non, uniquement à une voiture électrique neuve. Aucun véhicule d’occasion n’est éligible. Le dispositif finance de la production automobile européenne autant qu’il aide les ménages : une voiture neuve est donc une condition de fond, pas une modalité.
Combien de temps reste-t-il pour en profiter ?
Aucune limite de calendrier n’a été fixée par le gouvernement : les commandes s’arrêteront lorsque les 50 000 véhicules seront réservés. Au rythme observé depuis le 16 juillet, l’enveloppe devrait tenir plusieurs mois, mais modèle par modèle la disponibilité se réduit chaque semaine.
Peut-on cumuler le leasing social avec les aides locales ?
Oui pour les aides des collectivités, non pour les aides de l’État. Plusieurs régions et métropoles proposent un coup de pouce à la transition vers la mobilité électrique, versé sur leurs propres crédits : ces aides restent cumulables avec le dispositif national.
Quelles démarches administratives faut-il prévoir ?
Les démarches du leasing social sont minces : la vérification d’éligibilité en ligne, puis la signature chez le loueur. C’est le professionnel qui prend en charge le reste du dossier auprès des services de l’État. Vous n’avez aucun formulaire à envoyer vous-même.
Que veut dire « sous réserve d’éligibilité » sur une offre ?
Cette mention signifie que le loyer affiché intègre déjà la prime de l’État. Le loueur communique un tarif sous réserve d’éligibilité parce qu’il ne peut pas savoir, avant vérification, si vous remplissez les conditions. Si vous ne les remplissez pas, le loyer réel sera celui d’une location longue durée ordinaire.
Ce qu’il faut retenir
- Être majeur et affilié à un régime de sécurité sociale français.
- Revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 16 880 €, et plus de 10 km entre domicile et lieu de travail, ou 8 000 km par an à titre professionnel.
- Loyer plafonné à 200 € par mois, sans apport ni frais de dossier.
- Contrat de location longue durée de 36 mois minimum, 15 000 km par an inclus.
- Aide de 29 % du prix, plafonnée à 6 500 € et jusqu’à 9 000 € pour une production européenne.
- Environ 20 000 véhicules restaient disponibles début septembre 2026.
- ecologie.gouv.fr pour le cahier des charges du dispositif et la liste des loueurs ;
- primealaconversion.gouv.fr pour le simulateur d’éligibilité et le suivi du dossier ;
- service-public.gouv.fr pour le calcul du revenu fiscal de référence.
Une dernière remarque avant de vous lancer : comparez au moins trois offres. Les loyers d’un même véhicule varient d’un loueur à l’autre selon les options incluses, le kilométrage retenu et les services d’entretien intégrés au contrat. À conditions identiques, l’écart entre deux offres de leasing social atteint couramment 20 € par mois, soit 720 € sur trois ans.
Le détail réglementaire complet figure sur ecologie.gouv.fr et le simulateur d’éligibilité sur primealaconversion.gouv.fr. Pour la partie fiscale, service-public.gouv.fr recense les pièces à réunir et les modalités de calcul du revenu fiscal de référence.




