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Pontiac Firebird : histoire, quatre générations, Trans Am, prix et guide d’achat

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Pontiac Firebird rouge de deuxième génération vue de trois quarts avant

La Pontiac Firebird est la pony car de Pontiac, produite par la division de General Motors de 1967 à 2002 en quatre modèles successifs, en coupé et en cabriolet, à plus de 2,5 millions d’exemplaires. Cousine de la Chevrolet Camaro, avec laquelle elle partage la plateforme F, et rivale de la Ford Mustang, la Firebird s’en distingue par ses moteurs Pontiac, sa calandre en bec et sa version Trans Am, l’une des voitures américaines les plus célèbres au cinéma et à la télévision.

Cette fiche retrace l’histoire de la Pontiac Firebird, ses quatre modèles successifs, ses moteurs V8, la Trans Am, la conduite, les tarifs constatés en Europe, les annonces disponibles et ce qu’il faut voir avant l’achat d’une Pontiac Firebird d’occasion, avec notre avis sur chaque type de Pontiac.

Qu’est-ce que la Pontiac Firebird ?

La Pontiac Firebird est une voiture de sport à moteur avant et propulsion, lancée le 23 février 1967 pour répondre à la Ford Mustang, que Ford vendait depuis 1964 à un rythme que ni Chevrolet ni Pontiac n’avaient anticipé, cinq mois après la Chevrolet Camaro. Elle reprend la coque de la Chevrolet, mais Pontiac lui donne sa personnalité de voiture à part : calandre fendue en deux, feux arrière en fente, moteurs maison, dont le six en ligne à arbre à cames en tête et les V8 de 326 à 400 pouces cubes, et un châssis affiné par l’ingénieur John DeLorean, alors patron de la marque.

Pendant trente-cinq ans, la Pontiac Firebird reste le modèle le plus sportif de Pontiac, avec la GTO, et le fer de lance de l’image de Pontiac face à Ford, Chevrolet, Oldsmobile et Buick. Quatre Firebird se succèdent, numérotées I, II, III et IV par les collectionneurs : 1967 à 1969, 1970 à 1981, 1982 à 1992 et 1993 à 2002, chaque génération gardant la même architecture. La marque Pontiac, fondée en 1926 comme division de General Motors entre Chevrolet et Oldsmobile, disparaît en 2010, victime de la restructuration de General Motors, et la Firebird n’a pas eu de descendante, contrairement à la Chevrolet Camaro relancée en 2010.

ModèleAnnéesMoteursFinitionsParticularités
Firebird I1967 à 1969Six en ligne 230 et 250 ci, V8 326, 350 et 400 ciBase, Sprint, 326 HO, 400, T/A (1969)Coque de Chevrolet, calandre Pontiac, cabriolet
Firebird II1970 à 1981Six en ligne, V8 301 à 455 ciBase, Esprit, Formula, T/AStyle italien, T/A noire et or, oiseau de feu
Firebird III1982 à 19924 cylindres 2,5 l, 2,8 et 3,1 l, V8 5,0 et 5,7 lBase, SE, Formula, T/A, GTAPhares escamotables, hayon vitré, K 2000
Firebird IV1993 à 20023,4 et 3,8 l, V8 5,7 l LT1 puis LS1 de CorvetteBase, Formula, T/A, WS6Carrosserie profilée, WS6, dernière Pontiac sportive

Firebird 1967-1969 : la réponse de Pontiac à la Mustang

La première Firebird arrive en 1967 avec cinq motorisations, du six en ligne 230 ci à arbre à cames en tête, une rareté à Detroit, au V8 400 ci de 325 chevaux issu de la GTO. Le coupé et le cabriolet partagent la carrosserie de la Chevrolet, mais Pontiac soigne le châssis : ressorts arrière renforcés, barre antiroulis et pneus plus larges. En 1968, les vitres à déflecteur disparaissent et le V8 350 ci remplace le 326 ; en 1969, une calandre plus agressive et la nouvelle carrosserie annoncent le modèle suivant.

La Trans Am, abrégée T/A dans la suite, naît en 1969, en fin de carrière du premier modèle : 697 exemplaires, tous blancs à bandes bleues, avec le V8 400 Ram Air de 335 chevaux, des prises d’air sur le capot et un aileron. L’appellation vient du championnat Trans-Am, pour lequel Pontiac verse une redevance à la SCCA. Les Pontiac Firebird de 1967 à 1969 sont aujourd’hui les plus recherchées par les collectionneurs, comme les Ford Mustang de 1967 et les Chevrolet Camaro de 1969, avec des cabriolets 400 et des T/A 1969 qui dépassent 100 000 euros.

Pontiac Firebird 1968 noire avec le capot ouvert
Une Pontiac Firebird 1968 : la première Firebird partage sa coque avec la Chevrolet Camaro mais reçoit une calandre et des moteurs propres à Pontiac.

Firebird 1970-1981 : la Trans Am et l’oiseau de feu

Présentée en février 1970, la deuxième Firebird est la plus longue et la plus célèbre des Pontiac Firebird. Dessinée sous la direction de Bill Porter, avec un style inspiré des GT italiennes, elle n’existe qu’en coupé et se décline en Firebird de base, Esprit, Formula à capot double et T/A. Les premières années de la nouvelle Firebird sont celles des gros V8 : 400 ci de 345 chevaux, 455 ci HO de 335 chevaux, et la légendaire 455 Super Duty de 1973 et 1974, 290 chevaux nets, la dernière vraie muscle car américaine.

À partir de 1975, les normes antipollution étouffent les V8 : le 400 tombe à 185 chevaux, le 455 disparaît en 1976, et Pontiac compense par le style. La T/A noire et or Special Edition de 1976, avec l’oiseau de feu géant sur le capot, devient une icône grâce au film Cours après moi shérif de 1977, où Burt Reynolds la conduit ; les ventes explosent, jusqu’à 117 000 T/A en 1979, année record de la Firebird avec 211 000 voitures, à une époque où la nouvelle Mustang de Ford, la Fox de 1979, n’offrait plus qu’un V8 de 140 chevaux. Les dernières Pontiac Firebird de cette époque reçoivent un V8 301 turbo de 210 chevaux en 1980 et 1981.

Firebird 1982-1992 : K 2000 et le retour de la performance

La troisième Pontiac Firebird, plus courte, plus légère et plus aérodynamique, adopte les phares escamotables, le hayon vitré et un profil en coin très années 1980. Elle est immortalisée par la série K 2000, dont la voiture KITT est une T/A 1982 noire modifiée, une automobile de télévision devenue le rêve de tous les téléspectateurs. Les moteurs vont du 2,5 l de 90 chevaux, un plancher de gamme, au V8 5,7 l à injection de 245 chevaux de la GTA en 1987, avec au passage le V8 5,0 l HO de 205 chevaux et la boîte manuelle à cinq rapports Borg-Warner, une boîte manuelle rare car la boîte automatique à quatre rapports équipait neuf voitures sur dix.

La T/A GTA, de 1987 à 1992, est le haut de gamme : V8 5,7 l, jantes de 16 pouces, suspension WS6 et intérieur cuir. La Turbo T/A du vingtième anniversaire, en 1989, reçoit le 3,8 l turbo de la Buick Grand National, 250 chevaux officiels, et sert de pace car aux 500 miles d’Indianapolis ; ses 1 555 exemplaires sont les plus cotés de l’époque.

Capot d'une Pontiac Trans Am noire avec l'oiseau de feu doré
L’oiseau de feu sur le capot d’une Trans Am noire et or : le décor rendu célèbre par le film Cours après moi shérif en 1977.

Firebird 1993-2002 : LT1, LS1 et Ram Air

La dernière Pontiac Firebird, lancée en 1993, est produite au Canada, à Sainte-Thérèse au Québec, avec la Chevrolet. Sa carrosserie profilée en fibre et plastique moulé cache une structure renforcée, et les moteurs sont enfin à la hauteur : 3,4 l puis 3,8 l de 200 chevaux, un V6 de Buick, V8 5,7 l LT1 de 275 chevaux, emprunté à la Chevrolet Corvette, sur la Formula et la T/A, puis V8 5,7 l LS1 de 305 à 325 chevaux à partir de 1998, avec le pack WS6 et ses prises d’air sur le capot. La boîte manuelle est une six rapports Borg-Warner puis Tremec, la boîte automatique une quatre rapports 4L60E ; la boîte manuelle, choisie par un acheteur sur quatre, est la plus recherchée de nos jours.

Le restylage de 1998 donne à la Pontiac Firebird son visage définitif, avec des phares escamotables doubles et un capot à narines. Les ventes de ce type d’automobile déclinent pourtant, victimes de la mode des SUV, et General Motors arrête la Pontiac Firebird et la Chevrolet en août 2002 ; les dernières T/A Collector Edition jaunes, 2 000 exemplaires, ferment trente-cinq ans d’histoire. Avec 325 chevaux pour moins de 30 000 dollars, la T/A WS6 de 2002 reste l’un des meilleurs rapports puissance-prix jamais proposés.

Les moteurs V8 Pontiac : 326, 350, 400 et 455

Jusqu’en 1981, Pontiac fabrique ses propres V8, différents de ceux de Chevrolet, Oldsmobile et Buick malgré l’appartenance commune à General Motors. Tous partagent la même architecture à bloc en fonte et soupapes en tête, du 326 ci de 1967 au 455 ci des années 1970, ce qui permet d’installer un gros V8 dans une Firebird conçue pour un petit sans modifier les supports. Le 400 ci de 6,6 litres est le V8 le plus répandu et le plus recherché, en particulier dans sa version Ram Air à admission d’air frais par le capot.

Le 455 ci de 7,5 litres, arrivé en 1971, est le plus gros V8 jamais monté dans une pony car ; sa version Super Duty de 1973 et 1974, avec bloc renforcé, culasses spécifiques et carburateur Quadrajet, est le V8 Pontiac le plus coté, avec 1 296 exemplaires seulement. À partir de 1982, les Firebird reçoivent les V8 small block de Chevrolet, 5,0 et 5,7 litres, puis les LT1 et LS1 de la Corvette : une Pontiac Firebird d’après 1982 n’a plus de moteur Pontiac, ce qui explique en partie la préférence des collectionneurs pour les modèles antérieurs.

Pontiac Firebird ou Chevrolet Camaro : quelle différence ?

Chaque Pontiac Firebird partage sa base, ses portes, son pare-brise et son toit avec la Chevrolet de la même année. Les différences tiennent aux faces avant et arrière, aux moteurs jusqu’en 1981, Pontiac ayant ses propres V8, puis aux équipements et à la suspension. La Pontiac Firebird est en général mieux finie, plus chère de 5 à 10 % et vendue à un million d’exemplaires de moins que la Chevrolet sur toute sa carrière ; chez Ford, la Mustang en a écoulé trois fois plus.

Sur le marché de la collection, la Chevrolet de 1967 à 1969 vaut plus cher, portée par les Z28 et les SS ; la T/A des années 1970, avec ses gros V8 455 et son statut de vedette de cinéma, dépasse la Chevrolet contemporaine ; les Firebird de 1982 à 2002 se valent, la T/A WS6 ayant un léger avantage sur la Chevrolet SS grâce au capot à prises d’air. Les autres divisions de General Motors, Buick, Oldsmobile ou GMC, n’ont jamais eu de dérivé de cette base, alors qu’Oldsmobile et Buick partageaient tout le reste avec Pontiac ; seule la Chevrolet Corvette est restée à part, sur sa propre base, avec des V8 que la Firebird IV finira par emprunter.

Comment se conduit une Pontiac Firebird ?

Une Pontiac Firebird se conduit comme une automobile de grand tourisme à l’américaine : long capot, position assise basse, V8 souple et sonore, boîte automatique dans la grande majorité des cas. Les Firebird d’avant 1982 tanguent en virage et s’arrêtent mal, mais leurs reprises à bas régime et leur direction légère les rendent faciles en usage quotidien. La Firebird de 1982 est plus vive mais moins bien construite ; la Firebird de 1993 est une vraie GT, à savoir une voiture rapide et confortable, capable de 5,3 secondes de 0 à 100 km/h et de 260 km/h en version LS1.

La consommation d’essence va de 12 litres aux 100 km pour un six cylindres récent à 20 litres pour un V8 455 des années 1970. En Europe, une Pontiac Firebird se plaît sur les grands axes et souffre en ville, avec ses 4,90 mètres de long et son rayon de braquage généreux ; son utilisation quotidienne est possible, mais la vie avec une voiture de cette taille suppose un garage adapté. La boîte manuelle, rare avant 1993, se paie 20 à 30 % plus cher que la boîte automatique sur les T/A de 1993 à 2002.

Pontiac Firebird Trans Am rouge des années 1980 sous la pluie
Une Trans Am des années 1980, la Firebird de K 2000, avec ses phares escamotables et sa ligne en coin.

Combien coûte une Pontiac Firebird ?

Modèle et finitionTarifs constatés en Europe
Firebird 1967-1969 coupé six cylindres ou 32625 000 à 40 000 euros
Firebird 1967-1969 cabriolet V8 40050 000 à 90 000 euros
T/A 1969100 000 euros et plus
Firebird 1970-1981 Esprit ou Formula20 000 à 35 000 euros
T/A 1977-1979, noire et or35 000 à 60 000 euros
T/A 455 Super Duty120 000 euros et plus
Firebird 1982-1992, T/A ou GTA12 000 à 25 000 euros
Firebird IV T/A LT115 000 à 25 000 euros
T/A WS6 LS1, boîte manuelle28 000 à 45 000 euros

La cote d’une Pontiac Firebird a doublé depuis 2015 pour les modèles d’avant 1982, tandis que les suivants restent abordables. Sur le marché européen, l’offre est alimentée par les importations des États-Unis et par les voitures déjà immatriculées, souvent en Allemagne, aux Pays-Bas ou en Belgique. Une Pontiac Firebird d’origine avec ses documents et sa couleur d’époque vaut nettement plus qu’une voiture transformée en réplique de T/A, pratique courante sur la Firebird des années 1970. La recherche d’une voiture saine demande de la patience : la recherche sur les sites américains, avec un transport de 3 000 euros, reste souvent la meilleure option.

Où trouver une Pontiac Firebird à vendre ?

La recherche d’une Pontiac Firebird passe par les sites d’annonces spécialisés dans les voitures américaines, les importateurs de véhicules américains installés en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne, et les sites d’enchères américains, accessibles via un mandataire. Les annonces disponibles en Europe concernent surtout les Firebird de 1993 à 2002 et les T/A des années 1970 ; les modèles de 1967 à 1969 se trouvent presque exclusivement aux États-Unis. Il est utile de voir plusieurs voitures et de recueillir l’avis d’un club avant de se décider, les Pontiac Firebird de type réplique étant nombreuses.

Le rapport PHS, pour Pontiac Historic Services, est le document clé : pour quelques dizaines de dollars, il reproduit la fiche de fabrication de la voiture à partir de son numéro de série, avec le moteur, la boîte, la couleur et les options d’origine, et permet de savoir si une T/A est authentique. Une Pontiac Firebird de type Formula ou de base transformée en T/A vaut le tarif de sa version d’origine, quelle que soit la qualité de la transformation.

Que voir avant d’acheter une Pontiac Firebird ?

  • La corrosion des planchers, du coffre, des bas de caisse et du cadre de pare-brise, fréquente sur les voitures ayant vécu dans le nord des États-Unis.
  • L’authenticité de la version : plaque de cowl tag, numéro de série et codes d’options, à confirmer par le service PHS Historic Services, qui conserve les fiches de fabrication de chaque Pontiac.
  • Le V8 : pression d’huile, fumée, état du carburateur ou de l’injection, dont les pièces sont abondantes et bon marché aux États-Unis.
  • Sur la Firebird de 1982 à 1992, l’électronique, les phares escamotables et les plastiques intérieurs, souvent cassés.
  • Sur la Firebird de 1993 à 2002, le hayon vitré, les panneaux de carrosserie en plastique et les jantes WS6, chères à remplacer.
  • Les documents d’importation : titre américain, dédouanement et attestation FFVE pour les modèles de plus de trente ans.

Une Pontiac Firebird de plus de trente ans, soit toutes les voitures jusqu’en 1996, peut recevoir une carte grise de collection sur attestation FFVE ; les Firebird les plus récentes passent par une réception à titre isolé ou une attestation d’identification. L’assurance collection et le statut de youngtimer s’appliquent aux mêmes conditions qu’aux voitures européennes.

Questions fréquentes sur la Pontiac Firebird

Quelle est la Pontiac Firebird la plus célèbre ?

La T/A noire et or de 1977, conduite par Burt Reynolds dans Cours après moi shérif, devant la T/A 1982 de K 2000 et la T/A 1969 blanche à bandes bleues, première du nom.

Que signifie Trans Am ?

L’appellation vient du championnat Trans-American de la SCCA, où Pontiac n’a jamais gagné : la marque a versé une redevance de cinq dollars par voiture à la fédération pour l’utiliser.

Combien de Pontiac Firebird ont été produites ?

Environ 2,5 millions de Pontiac Firebird de 1967 à 2002 : 277 000 de 1967 à 1969, 1,3 million de 1970 à 1981, 720 000 de 1982 à 1992 et 250 000 de 1993 à 2002.

Pourquoi Pontiac n’existe plus ?

General Motors a fermé Pontiac en 2010, après sa faillite de 2009, pour concentrer ses moyens sur Chevrolet, Buick, GMC et Cadillac ; la Firebird était déjà arrêtée depuis 2002.

Ce qu’il faut retenir

  • Pontiac Firebird : pony car de General Motors produite de 1967 à 2002 en quatre modèles, cousine de la Chevrolet Camaro avec ses propres moteurs et sa T/A.
  • Firebird de 1967 à 1969 pour les collectionneurs, T/A noire et or pour le mythe, Firebird de K 2000, Firebird LS1 pour la performance, avec un V8 de Corvette.
  • Prix : 12 000 à 25 000 euros pour un modèle de 1982 à 2002, 35 000 à 60 000 euros pour une T/A de 1977 à 1979, plus de 100 000 euros pour une T/A 1969 ou une 455 Super Duty.
  • Avant l’achat : corrosion, authenticité de la version par PHS, documents d’importation.

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