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Mini Austin : histoire, Mini Cooper, versions, prix et guide d’achat

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Austin Mini rouge à toit blanc sur une route de campagne

La Mini Austin, ou Austin Mini, est la petite voiture britannique dessinée par Alec Issigonis et produite de 1959 à 2000 à 5 387 862 exemplaires. Bloc transversal, traction avant, roues de dix pouces et quatre places dans 3,05 mètres : la Mini a inventé la voiture citadine moderne, gagné trois fois le Rallye de Monte-Carlo en Mini Cooper S et traversé quarante et un ans sans changer de silhouette. Depuis 2001, BMW perpétue le nom avec la nouvelle Mini, la Mini Countryman et la Mini électrique, à retrouver au printemps dans les concessions.

Cette fiche retrace l’histoire de la Mini Austin, ses marques successives, sa technique, la Mini Cooper et ses victoires, les versions et éditions limitées, la conduite, les prix constatés, les points à vérifier avant d’acheter une Mini classique, et le lien avec la Mini de BMW.

Qu’est-ce que la Mini Austin ?

La Mini est une voiture à quatre places lancée le 26 août 1959 par la British Motor Corporation, simultanément sous deux marques : l’Austin Seven, vendue par les concessionnaires Austin, et la Morris Mini-Minor, vendue par ceux de Morris. Les deux voitures sont identiques à la calandre et aux badges près. Le nom Austin Mini apparaît en 1961, quand le public a cessé d’employer le nom Seven, et le badge Mini Austin figure sur les coffres jusqu’en 1969. La Mini devient alors une marque à part entière, redevient Austin Mini de 1980 à 1988, puis Rover Mini jusqu’à la fin de la production, le 4 octobre 2000.

Le modèle a été dessiné en quelques mois par Alec Issigonis à la demande de Leonard Lord, patron de BMC, pendant la crise de Suez de 1956 : il fallait un véhicule économe en énergie, capable d’emmener quatre adultes et leurs bagages, plus petit que tout ce qui existait. Issigonis y parvient en plaçant le bloc en travers, la boîte de vitesses dans le carter d’huile, les quatre roues aux angles et des suspensions à cônes de caoutchouc : 80 % de la longueur de la Mini est consacrée aux passagers. Cette recette de la Mini, un coup de génie d’un seul homme, sera reprise par toute l’industrie, de la Fiat 128 à la Renault 5.

DonnéeMini Austin (1959-2000)
Années de production1959 à 2000, 41 ans
Production totale5 387 862 Mini, toutes marques et versions
MarquesAustin Seven, Morris Mini-Minor, Austin Mini, Morris Mini, Mini, Rover Mini
DesignerAlec Issigonis
Bloc4 cylindres série A, 848, 998, 1 098 ou 1 275 cc, transversal
Puissance34 ch (Mini 850) à 76 ch (Mini Cooper S 1275)
TransmissionTraction avant, boîte 4 rapports dans le carter du bloc
Roues10 pouces, puis 12 pouces à partir de 1984
SuspensionCônes en caoutchouc, Hydrolastic de 1964 à 1971
Longueur3,05 m (berline), 3,30 m (Countryman et Clubman)
Masse580 à 700 kg
Vitesse maximale116 km/h (850) à 160 km/h (Cooper S)
Prix au lancement497 livres en 1959, 5 900 francs en France

Histoire de la Mini : de l’Austin Seven à la Rover Mini

La Mini est présentée à la presse le 26 août 1959 à 497 livres, moins cher que la Ford Anglia, ce que BMC regrettera : chaque voiture vendue aurait fait perdre de l’argent à BMC pendant des années. Les débuts sont lents pendant quelques mois, puis la Mini devient un phénomène de société au début des années 1960 : Peter Sellers, Steve McQueen, les Beatles et Enzo Ferrari en possèdent une, et la Mini de Twiggy fait la couverture des magazines de Londres. La production dépasse le million en 1965, les deux millions en 1969.

Les modèles se succèdent sans toucher à la carrosserie de base ; vue de profil, un véhicule de 1999 ressemble trait pour trait à un véhicule de 1959. La Mk1 de 1959 à 1967 a la calandre à moustaches et les vitres coulissantes ; la Mk2 de 1967 obtient une calandre plus large, une lunette arrière agrandie et le 998 en option ; la Mk3 de 1969 apporte les vitres descendantes, les charnières de portes cachées et la fin des marques Austin et Morris, la Mini devenant un nom autonome sous British Leyland. La même année arrive la Mini Clubman, à avant carré, avec sa version sportive 1275 GT qui remplace la Cooper.

La Mini traverse les années 1970 et 1980 comme la voiture d’entrée de catalogue de British Leyland puis d’Austin Rover, en Mini 850, Mini 1000 et Mini City, avec une avalanche d’éditions limitées. Le nom Austin Mini revient de 1980 à 1988, avant que Rover ne reprenne le nom. En 1990, la Rover Mini Cooper renaît avec le 1 275 à carburateur puis à injection, et la Mini finit sa carrière en 2000 avec une production annuelle encore proche de 20 000 unités, sous le contrôle de BMW, propriétaire de Rover depuis 1994.

La dernière Mini classique, une Rover Mini Cooper Sport rouge, sort de l’usine de Longbridge le 4 octobre 2000. Elle est conservée au British Motor Museum de Gaydon. La production totale s’établit à 5 387 862 Mini, dont environ 600 000 Mini Cooper et Cooper S de 1961 à 2000, ce qui en fait la voiture britannique la plus produite de l’histoire ; l’ensemble des versions a été assemblé sur seulement deux sites, Longbridge et Cowley.

Badge Mini Austin MkII sur le coffre d'une Mini de 1968
Le badge Mini Austin MkII, porté de 1967 à 1969 : la Mini est encore vendue sous les marques Austin et Morris avant de devenir une marque à part entière.

Technique : pourquoi la Mini a tout changé

La Mini repose sur une caisse autoporteuse à deux sous-châssis, avant et arrière, qui portent les trains roulants. Le moteur série A de BMC, un quatre cylindres à soupapes en tête né en 1951, est monté transversalement avec la boîte de vitesses logée sous le vilebrequin, dans le même carter d’huile, une solution unique qui impose une huile commune au bloc et à la boîte. La traction avant passe par des joints homocinétiques Rzeppa, une première sur une voiture populaire.

Les suspensions à cônes de caoutchouc, conçues par Alex Moulton, une solution limite pour le confort mais idéale pour l’espace, remplacent les ressorts et donnent à la Mini sa tenue de route de kart, ferme mais précise. De 1964 à 1971, la suspension Hydrolastic, à liaison hydraulique entre l’avant et l’arrière, améliore le confort avant un retour aux cônes pour des raisons de coût. Les roues de 10 pouces, spécialement développées avec Dunlop, libèrent la place intérieure et donnent la position aux quatre coins qui fait la maniabilité de la voiture.

Le quatre cylindres a évolué avec les modèles : 848 cc et 34 ch sur la Mini 850, 998 cc et 38 puis 41 ch sur la Mini 1000, 1 098 cc sur la Clubman, 1 275 cc de 61 à 76 ch sur les Mini Cooper S et les Rover Mini Cooper. La consommation mixte tourne autour de 6 à 7 litres aux 100 km, et une voiture bien réglée dépasse 150 000 km sans ouverture du moteur. Les freins passent des tambours aux disques avant sur la Cooper S en 1963, puis sur toutes les Mini à partir de 1984 avec les jantes de 12 pouces.

La Mini Cooper et la Mini Cooper S : les victoires de Monte-Carlo

John Cooper, constructeur de Formule 1 champion du monde en 1959 et 1960, voit dans la Mini une base de sportive et convainc BMC de produire la Mini Cooper en 1961 : 997 cc de 55 ch, freins à disques à l’avant, boîte rapprochée, 140 km/h. La Mini Cooper S de 1963 pousse la cylindrée à 1 071 puis 1 275 cc pour 76 ch et 160 km/h. John Cooper touche une redevance de deux livres par Mini Cooper vendue, jusqu’à la fin de la production en 1971.

En rallye, la Mini Cooper S écrit la légende : victoire au Rallye de Monte-Carlo en 1964 avec Paddy Hopkirk, en 1965 avec Timo Mäkinen et en 1967 avec Rauno Aaltonen. En 1966, les trois Mini Cooper S arrivées en tête sont disqualifiées pour des phares jugés non conformes au règlement, une décision qui fait scandale en Angleterre et assure à la Mini une publicité mondiale. La Mini Cooper S remporte aussi le championnat d’Europe des rallyes 1965 et le Tour de France automobile, et domine les circuits en tourisme.

Le nom Cooper renaît au printemps 1990 sur la Rover Mini Cooper, d’abord en série limitée RSP de 1 650 exemplaires, puis en modèle courant jusqu’en 2000, avec le 1 275 à injection de 63 ch. Cooper Garages propose alors des kits de préparation officiels, ancêtres du label John Cooper Works de BMW. Une Mini Cooper S Mk1 de 1964 à 1967, avec son historique, est aujourd’hui la Mini d’époque la plus chère, loin devant les autres versions.

Alignement de Mini classiques lors d'un rassemblement en Angleterre
Un rassemblement de Mini en Angleterre : quarante et un ans de production et une silhouette inchangée, de la Mini 850 de 1959 à la Rover Mini Cooper de 2000.

Versions et dérivés : Countryman, Clubman, Moke et éditions limitées

VersionAnnéesParticularités
Mini 850 (Austin Seven et Morris Mini-Minor)1959 à 1980848 cc, 34 ch, la Mini d’origine
Mini Countryman et Traveller1960 à 1969Break à hayon double, boiseries en option, empattement allongé
Mini Van et Pick-up1960 à 1983Utilitaires sur base allongée
Mini Cooper et Cooper S1961 à 1971997 à 1 275 cc, 55 à 76 ch, disques avant
Mini Moke1964 à 1968 en Angleterre, puis Australie et PortugalBuggy de loisirs sans portes
Mini Clubman et 1275 GT1969 à 1980Avant carré, break Clubman Estate, 1275 GT sportive
Mini 1000 et Mini City1969 à 1992998 cc, versions de base et éditions limitées
Rover Mini Cooper1990 à 20001 275 cc à injection, 63 ch, Cooper Sport et Cooper S Works
Mini Cabriolet1991 à 1996Découvrable construite par Rover, 1 081 exemplaires

Le nom Countryman n’est pas une invention de BMW : la Mini Countryman est le break de la Mini, vendu sous badge Austin de 1960 à 1969, avec son jumeau Morris Mini Traveller. Allongée de 25 cm, dotée d’un double hayon battant et, en option, de boiseries décoratives, la Mini Countryman est une des versions les plus recherchées de la Mini d’époque, avec environ 108 000 véhicules pour les deux marques. En 1969, elle cède la place au Clubman Estate, et le nom Countryman disparaît jusqu’à sa reprise par BMW en 2010.

La Mini a aussi été le support d’innombrables éditions limitées, surtout dans les années 1980 et 1990 : Mini Sprite, Mini Ritz, Mini Park Lane, Mini Chelsea, Mini Piccadilly, Mini Designer par Mary Quant, Mini Flame, Mini Cooper Monte Carlo, Mini 35, Mini 40 et Mini Cooper Sport pour finir. Chaque édition limitée, produite quelques mois, porte une teinte, une sellerie et des badges spécifiques, ce qui fait le bonheur des collectionneurs mais complique l’identification d’une Mini d’origine.

Hors d’Angleterre, la Mini a été assemblée en Italie par Innocenti, en Espagne par Authi, en Australie, en Afrique du Sud, au Chili et au Portugal, où la Mini Moke a été produite jusqu’en 1993. Ces voitures étrangères, souvent différentes dans le détail, forment un chapitre à part de l’histoire de la Mini, et les Innocenti Mini Cooper sont particulièrement recherchées en Europe.

Comment se conduit une Mini ?

La voiture se conduit comme un kart : direction directe non assistée, volant presque horizontal, position assise haute, roues aux quatre coins et poids plume. En ville, la Mini se faufile et se gare partout, d’un seul coup de volant et d’un coup d’accélérateur ; sur route, de jour comme de nuit, elle enchaîne les virages à plat, freine court et rassure par sa motricité. Le moteur série A est souple, sonore et peu puissant : une Mini 1000 met 20 secondes pour atteindre 100 km/h et plafonne à 130 km/h, une Mini Cooper S d’époque fait le 0 à 100 km/h en 11 secondes.

Le confort et la sécurité sont d’un autre âge, sans ceinture à l’origine ni zone déformable : suspension ferme, bruit du bloc et de la boîte, sièges fins, chauffage approximatif. Sur autoroute, une Mini se tient à 100 ou 110 km/h, 4 000 tr/min au compteur, et son autonomie tourne autour de 400 km avec le réservoir de 25 litres, 34 litres sur les dernières Rover Mini. Mais aucune voiture de cette taille ne procure autant de plaisir de conduite, et c’est la raison pour laquelle la Mini reste la voiture d’époque la plus répandue en Europe.

Combien coûte une Mini Austin ?

Version et conditionTarifs constatés en France
Mini 1000 ou Mini City des années 1980, à restaurer4 000 à 7 000 euros
Mini 1000 bien conservée, moins de 100 000 km8 000 à 14 000 euros
Rover Mini Cooper 1990-200012 000 à 22 000 euros
Mini Countryman ou Traveller Mk1 et Mk218 000 à 30 000 euros
Mini Mk1 850 restaurée15 000 à 25 000 euros
Mini Cooper Mk1 997 ou 99830 000 à 45 000 euros
Mini Cooper S Mk1 1275, historique connu45 000 à 80 000 euros
Mini Cooper S ex-compétition ou ex-usine150 000 euros et plus

La cote d’une Mini a doublé en dix ans, portée par la demande des jeunes collectionneurs et par la disponibilité totale des pièces : tout se refabrique, du plancher à la caisse complète, ce qui permet de restaurer une Mini à partir de presque rien. Les modèles les plus chers sont les Cooper S Mk1 avec historique, puis les Countryman à boiseries et les Mk1 d’origine ; les Mini City et Mini 1000 des années 1980, produites à plusieurs centaines de milliers d’unités, restent le point d’entrée le plus accessible dans la voiture d’époque.

Le marché français est alimenté par les véhicules vendus neufs en France, à conduite à gauche, et par les importations d’Angleterre à volant à droite, moins chères de 20 à 30 %. La prise de contact avec un club, comme le Club Mini France ou les clubs régionaux, aide à trouver un véhicule disponible parmi ceux de leurs membres avec un historique connu, en dehors des sites d’occasion généralistes ; les rendez-vous mensuels des clubs, chaque premier dimanche du mois dans beaucoup de régions, où la prise de contact est facile, sont aussi le meilleur endroit pour comparer plusieurs Mini disponibles avant de choisir.

Mini classique garée devant une concession MINI moderne
Une Mini de 1990 devant une concession MINI : depuis 2001, BMW fait vivre le nom avec la nouvelle Mini, la Mini Countryman et la Mini électrique.

Que vérifier avant d’acheter une Mini d’époque ?

  1. La corrosion : bas de caisse, planchers, sous-châssis avant et arrière, bas d’ouvrants, passages de roues et joint de pavillon ; le sous-châssis arrière est le point critique, à remplacer tous les quinze ans sur une Mini utilisée toute l’année.
  2. L’authenticité : numéro de caisse, plaque constructeur, correspondance avec la version annoncée ; les fausses Mini Cooper S bâties sur des Mini 1000 sont nombreuses, et le coup d’œil sous le capot ne suffit pas ; le registre du Mini Cooper Register fait foi.
  3. Le bloc et la boîte : bruit de la boîte à bas régime, fumée bleue, pression d’huile, usure des cardans, dont le claquement en braquage signale l’usure.
  4. Les suspensions : affaissement des cônes de caoutchouc, qui perdent leur hauteur avec le temps, et jeu des rotules et des bras.
  5. L’électricité : faisceau, dynamo puis alternateur, contacteurs Lucas, connexions à la masse.
  6. Les documents : carte grise, historique, factures, correspondance des numéros de bloc et de caisse.

C’est la voiture d’époque la plus simple à entretenir soi-même, avec une documentation abondante et une offre de pièces et de services sans équivalent. Le service régulier, vidange tous les 5 000 km avec une huile adaptée à la boîte commune, graissage, réglage des culbuteurs et de l’allumage, est plus important que le kilométrage affiché, souvent inconnu sur une voiture de cet âge ; les données techniques de chaque version figurent dans les manuels d’atelier réédités.

De la Mini Austin à la Mini de BMW : Countryman, JCW et Mini électrique

En 1994, BMW rachète le groupe Rover et, avec lui, le nom Mini. Quand Rover est revendu en 2000, BMW conserve Mini et lance en 2001 la nouvelle Mini de génération moderne, construite à Oxford : 3,63 mètres, quatre cylindres de 1,6 litre, look inspiré de la Mini classique avec ses phares ronds et son toit contrastant. Cette Mini est un succès immédiat, avec plus de 200 000 voitures par an, et BMW étend la gamme Mini au fil des générations : Mini Cabriolet en 2004, Mini Clubman en 2007, Mini Countryman en 2010, Mini Coupé et Roadster en 2011, Mini Paceman en 2012, Mini à cinq ouvrants en 2014.

La Mini Countryman de BMW, un SUV compact de 4,10 puis 4,30 mètres, reprend le nom du break de 1960 et devient le modèle le plus vendu de Mini en Europe, avec une transmission intégrale ALL4 et une version hybride rechargeable dès 2017. La troisième Mini Countryman, présentée en 2023, mesure 4,43 mètres et existe en essence, en Mini Countryman électrique de 313 ch en version JCW, avec 400 à 460 km entre deux charges. Le label JCW désigne depuis 2002 les Mini les plus sportives, de 211 à 306 ch, héritières des Mini Cooper S de Monte-Carlo.

La Mini électrique arrive en 2020 avec la Mini Cooper SE, 184 ch et 230 km d’autonomie, puis en 2024 avec la nouvelle Mini Cooper à batterie, construite en Chine puis à Oxford, avec deux batteries de 40 et 54 kWh, jusqu’à 400 km d’autonomie et une consommation d’énergie de 14 kWh aux 100 km. Depuis 2024, la gamme Mini compte la Mini Cooper en carrosserie 3 et 5 portes, la Mini Cooper Cabriolet, la Mini Aceman, un crossover à énergie électrique de 4,08 mètres, et la Mini Countryman, en essence, diesel et à batterie. Le site mini.fr présente les Mini disponibles, les actualités, les données techniques et l’aide à la configuration ; un concessionnaire Mini, dont le contact figure sur le site, propose l’essai des nouveautés, le service après-vente et l’entretien des Mini de BMW, mais pas celui des Mini classiques, confié aux spécialistes indépendants.

Entre la Mini Austin de 1959 et la Mini Countryman électrique de 2024, la filiation est d’abord une affaire de style : phares ronds, calandre hexagonale, toit flottant et compteur central. La Mini de BMW est deux fois plus lourde, bien plus sûre en matière de sécurité passive, et 40 cm plus longue que la Mini d’Issigonis, mais elle a permis au nom Mini de rester la voiture premium compacte la plus vendue d’Europe, et elle entretient la cote de la Mini classique, dont les concessionnaires Mini exposent volontiers un exemplaire d’époque, à titre de heritage.

La Mini au cinéma et dans la culture populaire

Peu de véhicules ont autant tourné devant les caméras. En 1969, trois Mini Cooper S rouge, blanche et bleue dévalent les escaliers de Turin dans L’or se barre, avec Michael Caine, une poursuite reprise en 2003 dans le remake avec les modèles de BMW. Rowan Atkinson a fait de sa Mini 1000 verte à capot noir un personnage à part entière de la série Mr Bean, et la voiture apparaît dans des dizaines de films et de feuilletons britanniques, de Chapeau melon et bottes de cuir aux Beatles dans Magical Mystery Tour.

Cette présence à l’écran, jointe à un prix accessible et à une taille adaptée aux villes, a fait de la voiture d’Issigonis un objet de mode autant qu’un moyen de transport : les carrossiers Radford et Wood & Pickett en ont fait des limousines de poche pour les vedettes de Londres dans les années 1960, avec cuir, bois et vitres électriques. Cette dimension culturelle explique une cote sans commune mesure avec les performances, et une demande qui ne faiblit pas, en Europe comme au Japon, premier marché d’exportation des dernières Rover Mini.

Pour un premier achat, le calendrier compte : les ventes sont plus nombreuses au printemps, quand les propriétaires ressortent leur véhicule et que les rassemblements reprennent, et les prix sont plus bas à l’automne, quand la demande retombe. Un délai de quelques mois entre la première visite et l’achat permet de comparer, de faire vérifier la voiture par un spécialiste et de réunir l’ensemble des documents, sans se laisser emporter par un coup de cœur sur un exemplaire mal restauré.

Immatriculer et assurer une Mini d’époque

Toutes les Mini classiques produites avant 1996 ont plus de trente ans : elles peuvent recevoir une carte grise de collection sur attestation FFVE, avec plaques noires et contrôle technique tous les cinq ans, ou rester en immatriculation normale. Un véhicule importé d’Angleterre s’immatricule avec le V5C, le quitus fiscal et l’attestation FFVE, sans réception à titre isolé. L’assurance collection d’une Mini coûte 100 à 250 euros par an, et notre dossier sur les youngtimers et voitures de collection détaille les démarches ; les Rover Mini de 1996 à 2000 relèvent encore du statut youngtimer.

Questions fréquentes sur la Mini Austin

Quelle est la différence entre Austin Mini, Morris Mini et Mini ?

Aucune, à la calandre et aux badges près : de 1959 à 1969, la Mini est vendue sous les deux marques Austin et Morris de BMC ; à partir de 1969, Mini devient une marque à part entière, puis Austin Mini de 1980 à 1988 et Rover Mini de 1988 à 2000.

Combien de Mini ont été produites ?

5 387 862 Mini de 1959 à 2000, dont environ 600 000 Mini Cooper et Cooper S, 108 000 Mini Countryman et Traveller, et 50 000 Mini Moke.

Quelle Mini d’époque choisir ?

Une Mini 1000 ou une Rover Mini Cooper pour rouler chaque jour avec un budget contenu, une Mk1 ou une Countryman à boiseries pour la collection Mini d’un passionné, une Mini Cooper S Mk1 pour l’investissement, à condition de vérifier son authenticité.

La Mini de BMW est-elle une vraie Mini ?

C’est la Mini officielle depuis 2001, sous le nom Mini détenu par BMW ; elle reprend le style et les noms historiques, Cooper, Countryman et Clubman, mais n’a rien de commun techniquement avec la Mini d’Issigonis.

Ce qu’il faut retenir

  • Mini Austin : citadine dessinée par Alec Issigonis, produite de 1959 à 2000 à 5 387 862 exemplaires sous les marques Austin, Morris, Mini et Rover.
  • Bloc transversal, traction avant, roues de 10 pouces et suspensions à cônes de caoutchouc : la Mini a inventé la recette de la voiture compacte moderne.
  • La Mini Cooper S a gagné le Monte-Carlo en 1964, 1965 et 1967 ; la Mini Countryman de 1960 est le break de la Mini, dont BMW a repris le nom en 2010.
  • Prix : 8 000 à 14 000 euros pour une Mini 1000 bien conservée, 12 000 à 22 000 euros pour une Rover Mini Cooper, 45 000 à 80 000 euros pour une Cooper S Mk1.
  • Depuis 2001, BMW fait vivre le nom Mini avec la Mini moderne, la Mini Countryman, les versions sportives et la Mini électrique.

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