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Lancia Stratos : histoire, technique, palmarès en rallye, prix et guide d’achat

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Lancia Stratos HF rouge de profil lors d'un rallye historique

La Lancia Stratos, ou Lancia Stratos HF, est la première automobile conçue dès l’origine pour gagner en rallye. Dessinée par Marcello Gandini chez Bertone, animée par le V6 de la Ferrari Dino, construite à 492 exemplaires entre 1973 et 1978, elle a remporté trois sacres consécutifs de champion du monde des rallyes, en 1974, 1975 et 1976, avant de dominer le championnat d’Europe jusqu’en 1978.

Cette fiche retrace l’histoire de la Lancia Stratos, du concept Zero à l’homologation, sa technique, la version routière, son palmarès en rallye avec Sandro Munari, ses tentatives de renaissance, puis le marché actuel, les annonces à voir et les vérifications avant l’achat d’un modèle qui vaut aujourd’hui le tarif d’une maison.

Qu’est-ce que la Lancia Stratos ?

La Lancia Stratos est un coupé biplace à moteur central transversal, construit par la marque italienne Lancia, alors filiale de Fiat, pour le championnat du monde des rallyes ; c’est une voiture de sport homologuée, pas un prototype. Le sigle HF, pour High Fidelity, désigne depuis 1960 les Lancia de sport et le club de fidèles pilotes de la marque. Le coupé mesure 3,71 mètres de long pour 2,18 mètres d’empattement, pèse 980 kg et reçoit le six cylindres Ferrari de 2,4 l, monté derrière les sièges.

Deux modèles coexistent. La Stradale, celle de la route, est produite à partir de 1973 pour atteindre les 400 unités exigées par l’homologation en Groupe 4 ; elle développe 190 chevaux. La Groupe 4, celle de la course, porte le même bloc à 280 chevaux, puis 320 chevaux avec la culasse à 24 soupapes ; une évolution Groupe 5 à turbo dépassera 500 chevaux sur circuit. Le total produit s’établit à 492 unités, plus trois prototypes, un chiffre qui a été contesté par certains historiens mais que le registre italien a confirmé.

DonnéeLancia Stratos HF Stradale
Années de production1973 à 1978
Production492 exemplaires, plus 3 prototypes
CarrossierBertone, Grugliasco ; assemblage Lancia à Chivasso
DesignerMarcello Gandini
MoteurSix cylindres en V à 65° d’origine Ferrari Dino, 2 418 cm3, 4 arbres à cames, 3 carburateurs Weber
Puissance190 ch à 7 000 tr/min (280 à 320 ch en Groupe 4)
PositionCentrale, transversale
Boîte de vitessesManuelle à 5 rapports
Masse980 kg
Vitesse maximale230 km/h
0 à 100 km/h6,8 s
Dimensions3 710 x 1 750 x 1 114 mm, empattement 2 180 mm
Portes2 portes, 2 places

Histoire : du concept Stratos Zero à la voiture de rallye

Tout commence au salon de Turin d’octobre 1970, où Bertone présente la Lancia Stratos Zero, un concept car en coin haut de 84 cm, dans lequel on entre par le pare-brise. Dessinée par Gandini, la Zero utilise le V4 de la Fulvia, l’engin de rallye de la marque à l’époque. Gandini raconte qu’elle est née sans but précis, pour faire quelque chose au salon de Turin, et que son nom vient d’un modèle réduit d’avion en bois qu’il venait de s’offrir. Le prototype portait un badge Strato’s, avec une apostrophe que personne n’a jamais respectée, et il est encore à voir au musée Bertone.

Le concept convainc Cesare Fiorio, directeur de la compétition, qui cherche une remplaçante à la Fulvia. La Fulvia Coupé HF, engagée en rallye depuis 1965 et victorieuse au Monte-Carlo 1972, est une traction avant de 1,6 l qui a atteint ses limites face aux Alpine A110 et aux Porsche 911. Fiorio veut une voiture de sport conçue pour le rallye, et non une adaptation d’un modèle de série : la Fulvia a été la dernière Lancia de rallye issue d’une berline.

Le prototype HF est dévoilé au même salon en novembre 1971, très différent du concept : le cockpit vitré en arc de cercle dépasse de la carrosserie, et la mécanique est désormais celle de la Dino 246, obtenue grâce aux liens entre Fiat, propriétaire de Lancia et actionnaire de Maranello depuis 1969. Enzo Ferrari, réticent à livrer sa mécanique à une rivale de son coupé en rallye, ne cède qu’après l’arrêt de la production de celle-ci en 1974. Le développement est confié à l’ingénieur Nicola Materazzi, futur père de la F40.

Les premières voitures courent dès 1972 et 1973 dans la catégorie des prototypes, et gagnent le Tour de France automobile 1973. Pour courir en Groupe 4, il faut construire 400 exemplaires : Bertone produit les carrosseries sur son site de Grugliasco et Lancia assemble les voitures sur son site de Chivasso, et l’homologation est obtenue le 1er octobre 1974, à temps pour la fin de saison du championnat du monde 1974.

Lancia Stratos en livrée Alitalia vue de trois quarts arrière sur une route de rallye
La livrée Alitalia, verte, blanche et rouge, portée par les Stratos officielles de 1974 à 1977, reste la plus copiée sur les répliques.

Technique : pourquoi la Stratos est-elle si efficace ?

La Lancia Stratos repose sur une coque centrale en acier, à laquelle sont fixés des berceaux avant et arrière portant les trains roulants. Les deux capots en fibre de verre basculent d’une pièce pour donner accès à la mécanique, une architecture reprise de la Lamborghini Miura, dont Gandini est aussi l’auteur. Le bloc, placé transversalement derrière les sièges, entraîne les roues arrière par une boîte manuelle à cinq rapports ; aucune Stratos n’a été livrée en automatique.

L’empattement de 2,18 mètres, le plus court de toutes les voitures de rallye de l’époque, lui donne une agilité redoutable sur les routes de montagne du Tour de Corse ou du Monte-Carlo, au prix d’une nervosité qui a fait sa réputation. Le pare-brise en arc de cercle offre une visibilité exceptionnelle en virage, et les portes contiennent des logements taillés pour les casques des pilotes.

Le six cylindres de 2 418 cm3 à quatre arbres à cames en tête existe en trois états : 190 chevaux avec trois carburateurs Weber sur la version de route, 280 chevaux en Groupe 4 avec une culasse à 12 soupapes, 320 chevaux avec la culasse à 24 soupapes de 1976. L’évolution à turbo KKK, engagée sur circuit et au Giro d’Italia, monte à 480 puis 560 chevaux, mais souffre d’une fiabilité médiocre.

Le palmarès de la Lancia Stratos en rallye

AnnéeSacre ou victoirePilotes
1973Tour de France automobile, FirestoneMunari
1974Couronne mondiale constructeurs ; San Remo, Rideau Lakes, AjaccioMunari, Andruet
1975Couronne mondiale ; Monte-Carlo, Suède, San Remo, AjaccioMunari, Waldegård, Darniche
1976Couronne mondiale ; Monte-Carlo, Portugal, San Remo, Ajaccio ; couronne européenneMunari, Waldegård, Darniche
1977Monte-Carlo ; couronne européenneMunari, pilotes privés
1978San Remo ; couronne européenne ; Coupe FIA des pilotesAlén, Carello
1979Monte-Carlo, San Remo, AjaccioFassina et le champion de France
1981Ajaccio, dernière victoire mondialeÉcurie Chardonnet

Homologuée en octobre 1974, elle gagne dès sa première course en Groupe 4, le San Remo, et offre à Lancia le titre constructeurs du championnat du monde des rallyes 1974, puis ceux de 1975 et 1976. Munari, le pilote vénitien de l’équipe, remporte trois Monte-Carlo consécutifs, de 1975 à 1977, et le classement FIA des pilotes en 1977. Björn Waldegård apporte la victoire en Suède, Bernard Darniche et Jean-Claude Andruet celles de l’île de Beauté ; les résultats de ces trois saisons restent inégalés pour un modèle à moteur central.

En 1977, la direction de Fiat décide de confier le mondial à la Fiat 131 Abarth, une berline de série plus proche des modèles vendus aux clients : la Stratos est retirée de l’équipe officielle pour des raisons commerciales, alors qu’elle reste la plus rapide. Confiée aux écuries privées, elle continue de gagner : couronnes européennes 1976, 1977 et 1978, Monte-Carlo 1979 avec l’écurie Chardonnet, Corse 1981. Au total, 17 victoires en championnat du monde et plus de 40 en Europe, des résultats obtenus sans le grand soutien d’usine dont bénéficiaient les rivales.

En France, la Lancia Stratos a marqué le championnat national avec 31 victoires, entre le Tour de France automobile 1973 et le Tour de Corse 1981. Le champion de France 1976 et 1978 et l’importateur André Chardonnet en ont fait une silhouette familière des routes corses, du Critérium alpin et des rallyes du Var, où elle affrontait les Porsche 911 et les Alpine ; Michèle Mouton y a remporté la Coupe des Dames du Monte-Carlo 1978, et le Tour de Corse est resté la course fétiche du modèle.

Lancia Fulvia Coupé HF en configuration rallye dans un parking
La Lancia Fulvia Coupé HF, victorieuse au Monte-Carlo 1972 avec Munari, est la voiture que la Stratos a remplacée en rallye.

Après son retrait du mondial, Lancia a construit deux Stratos silhouette à turbo pour les courses d’endurance sur circuit. Généralement battues par les Porsche 935, elles ont tout de même remporté le Giro d’Italia 1976 ; l’une a brûlé sur le circuit de Zeltweg à la suite d’un problème de refroidissement, l’autre a été achetée par la Matsuda Collection au Japon avant de rejoindre le collectionneur Christian Hrabalek. La Stratos a aussi été championne d’Europe de rallycross en 1976 avec l’Autrichien Franz Wurz, père du pilote de Formule 1 Alexander Wurz, dans une version de 2,4 l préparée pour la terre.

La Lancia Fulvia HF, l’ancêtre de la Stratos

Pour comprendre la Lancia Stratos, il faut revenir à la Fulvia, sa devancière. Lancée en 1963 en berline, puis en coupé en 1965, la Fulvia est une traction avant à moteur V4 étroit, d’abord de 1,2 l puis de 1,3 et 1,6 l. La version Coupé HF, allégée avec des ouvrants en aluminium et des vitres en plexiglas, a été la voiture de rallye de Lancia pendant sept saisons, avec un palmarès qui culmine au Monte-Carlo 1972, remporté devant les Alpine.

La 1600 HF a aussi été un succès commercial, avec plus de 7 000 exemplaires, et sa cote a suivi celle de la Stratos : une Fanalone, reconnaissable à ses gros phares, vaut aujourd’hui 60 000 à 100 000 euros. Sur les sites d’annonces, les Fulvia sont bien plus faciles à voir et à essayer, et beaucoup de collectionneurs de la marque ont commencé par une Fulvia avant de passer au modèle de Bertone.

La version de route : 190 chevaux pour l’homologation

La Stradale est le modèle commercialisé à partir de 1973 pour satisfaire l’homologation. Elle se distingue de la voiture de course par deux phares escamotables à la place de la rampe de quatre phares, un tableau de bord dérivé de celui du Fiat 124 Coupé, une sellerie plus complète et 190 chevaux. Vendue 12 millions de lires en Italie, elle trouve difficilement preneur : les dernières neuves sont écoulées en 1978 et 1979 à tarif réduit, certaines restant plusieurs années dans les concessions.

Sur route, la Stradale est une voiture de sport brute. Le six cylindres chante jusqu’à 7 500 tr/min, la boîte manuelle est ferme, la direction non assistée et la visibilité arrière nulle. La position de conduite, jambes tendues vers la gauche, et la chaleur du moteur transversal la réservent aux trajets courts. Mais le comportement, avec son empattement court et ses pneus larges, est celui d’une voiture de course : elle vire à plat, freine fort et réclame une main précise sur le mouillé.

Sur les 492 exemplaires, on estime que moins de 400 survivent, dont une centaine transformées en configuration course par leurs propriétaires. Les routières strictement d’origine, avec leur intérieur d’époque et leurs phares escamotables, sont donc plus rares que les voitures de compétition, ce qui explique une cote en constante hausse.

Combien coûte une Lancia Stratos ?

Modèle et étatFourchette constatée
Stradale à restaurer350 000 à 450 000 euros
Stradale en bon état, historique connu500 000 à 700 000 euros
Stradale restaurée aux normes concours700 000 à 900 000 euros
Groupe 4 ex-usine ou ex-Chardonnet, palmarès documenté1 000 000 à 2 000 000 euros
Réplique sur base Hawk ou Lister, mécanique Alfa Romeo ou Ferrari80 000 à 200 000 euros

Le prix d’une Lancia Stratos a été multiplié par cinq depuis 2005. Une routière se négociait 100 000 euros au début des années 2000 ; elle dépasse 500 000 euros aujourd’hui, et les exemplaires de course à palmarès atteignent le million. Le marché est international : les ventes aux enchères de Paris, Monaco et Monterey fixent les records, et les annonces des marchands italiens, allemands et français donnent la cote courante.

Plusieurs facteurs font la cote : le numéro de châssis et sa correspondance avec le moteur, la présence des documents d’origine, la couleur d’époque, l’absence de transformation en Groupe 4, et surtout l’historique en compétition. Un exemplaire ayant couru au plus haut niveau avec les pilotes d’usine vaut trois fois une routière, à condition que son palmarès soit documenté par les feuilles d’engagement et les photos d’époque.

Où voir des Lancia Stratos à vendre ?

Les annonces de Lancia Stratos sont rares : quelques dizaines par an dans le monde, réparties entre les marchands spécialisés, les maisons de ventes aux enchères et deux ou trois sites d’annonces de voitures de collection. Un site généraliste comme leparking.fr agrège les annonces européennes, avec le kilométrage en km, le type de boîte, toujours manuelle sur ce modèle, et la localisation ; un site spécialisé comme classic-trader.com ou le site des marchands italiens de Turin donne des dossiers plus complets.

Type d’annonceAnnéeKilométrageBoîteLocalisation
Stradale, historique connu, restaurée197542 000 kmManuelleItalie
Stradale, état d’origine, deux propriétaires197618 000 kmManuelleAllemagne
Routière transformée Groupe 4, palmarès régional1974km non communiquéManuelleFrance
Groupe 4 ex-usine, ex-Chardonnet1975km sans objetManuelleFrance
Réplique Hawk HF3000, moteur Alfa Romeo199012 000 kmManuelleRoyaume-Uni

Le choix se fait d’abord sur l’historique, ensuite sur l’état et enfin sur le kilométrage, qui a peu de sens pour un engin de cet âge dont le compteur a souvent été remplacé. Un exemplaire à faible kilométrage et boîte manuelle d’origine, restée dans le même pays depuis sa livraison, est la configuration idéale ; une voiture passée par plusieurs pays et plusieurs restaurations demande une enquête plus longue, à mener sur le site du registre et auprès des clubs.

Face avant d'une Lancia Stratos Groupe 4 en livrée Alitalia avec ses phares additionnels
Une Stratos Groupe 4 : rampe de quatre phares, capot avant en une seule pièce basculante et pare-brise en arc de cercle.

Que vérifier avant d’acheter une Stratos ?

  1. L’authenticité du châssis : les numéros vont de 829AR0 001001 à 001502 ; les répliques et les voitures reconstruites autour d’une plaque sont nombreuses.
  2. La correspondance du bloc, dont le numéro est frappé sur le carter, avec les registres Lancia et Ferrari.
  3. La coque centrale en acier, sujette à la corrosion dans les longerons, les planchers et les points d’ancrage des berceaux.
  4. Les capots en fibre de verre, souvent remplacés après un accident : les capots d’origine portent le numéro de la voiture et le marquage Bertone.
  5. La mécanique : pression d’huile, chaînes de distribution, carburateurs ; une réfection complète chez un spécialiste coûte 30 000 à 50 000 euros.
  6. L’historique : dossier de propriétaires, factures, photos d’époque, certificat du Registro Lancia Stratos ou du Lancia Classic Club.

L’expertise par un spécialiste du modèle est indispensable, au regard des sommes en jeu et du nombre de fausses voitures. Le site du Registro, en Italie, et les clubs de France et d’Allemagne tiennent le suivi de chaque châssis ; le site Stellantis Heritage, qui gère le patrimoine de la marque, délivre un certificat d’origine.

En France, une Stratos de 1973 à 1978 relève du statut de voiture de collection : la carte grise de collection s’obtient sur attestation FFVE, avec plaques noires et contrôle technique tous les cinq ans, et une assurance collection à montant agréé fixée par expertise est indispensable au regard de la cote ; les voitures de course d’usine, souvent sans carte grise, roulent sous passeport technique historique FIA.

Les tentatives de renaissance : Sibilo, Fenomenon et New Stratos

Le nom a survécu à la voiture. En 1978, Bertone présente à Turin la Sibilo, un concept sur la même base. En 2005, le designer autrichien Chris Hrabalek expose à Genève la Fenomenon, une étude moderne qui ne dépasse pas le stade du prototype. En 2010, l’industriel allemand Michael Stoschek fait construire par Pininfarina la New Stratos, sur un châssis de F430 Scuderia raccourci de 20 cm, avec un V8 de 540 chevaux.

Cinquante clients potentiels se manifestent, mais Ferrari met son veto en 2011 et interdit à Pininfarina de passer à la production. Le projet renaît en 2018 avec le carrossier MAT, qui annonce 25 exemplaires à partir de F430 fournies par les clients, pour un tarif proche de 600 000 euros hors voiture donneuse. Lancia, redevenue une marque de Stellantis, a par ailleurs présenté en 2023 le concept Pu+Ra HPE, qui cite la Zero dans ses lignes.

Les répliques de Stratos : Hawk, Lister Bell et les autres

Le tarif des originales a fait naître une industrie de la réplique. En Angleterre, Hawk Cars produit depuis 1993 la HF3000, une reconstitution fidèle sur châssis tubulaire, livrée en kit ou montée, avec une mécanique Alfa Romeo, Lancia Thema ou Ferrari selon le choix du client. Lister Bell, autre constructeur anglais, propose la STR avec un six cylindres Alfa Romeo de 3 l ou la mécanique d’une Ferrari donneuse. En Italie, quelques ateliers construisent des voitures de course pour les rallyes historiques VHC, où les répliques sont admises dans une catégorie à part.

Une bonne réplique coûte 80 000 à 200 000 euros et offre les sensations d’une Lancia Stratos pour un cinquième du prix, avec une fiabilité supérieure et des pièces courantes. Elle ne peut en revanche pas prétendre à l’appellation d’origine, ni obtenir une carte grise de collection au titre du modèle d’origine : elle est immatriculée sous le nom de son constructeur, après réception à titre isolé. À voir avant l’achat : la qualité du châssis, l’homologation obtenue et le type de mécanique, car les cotes de revente diffèrent fortement entre un bloc Alfa Romeo et un bloc Ferrari.

Questions fréquentes sur la Lancia Stratos

Combien de Lancia Stratos ont été construites ?

492 exemplaires entre 1973 et 1978, plus trois prototypes, dont environ 400 destinés à l’homologation et une cinquantaine d’exemplaires de course d’usine.

Quel moteur équipe la Lancia Stratos ?

Le six cylindres en V de la Dino, 2 418 cm3, à quatre arbres à cames en tête, de 190 chevaux sur la version de route et jusqu’à 320 chevaux en compétition avec la culasse à 24 soupapes.

Pourquoi la Stratos a-t-elle été retirée du rallye ?

Pour des raisons commerciales : Fiat, propriétaire de Lancia, a préféré engager la 131 Abarth dès 1977, plus proche des modèles vendus au public. La Stratos a continué de gagner avec les écuries privées jusqu’en 1981.

Combien vaut une Lancia Stratos aujourd’hui ?

500 000 à 900 000 euros pour une routière selon l’état, plus d’un million pour un exemplaire de course d’usine à palmarès, 80 000 à 200 000 euros pour une réplique.

Ce qu’il faut retenir

  • Lancia Stratos : première automobile conçue pour le rallye, dessinée par Gandini chez Bertone, six cylindres Dino de 2,4 l, 492 exemplaires de 1973 à 1978.
  • Trois titres mondiaux constructeurs en 1974, 1975 et 1976, trois titres européens de 1976 à 1978, 17 victoires en championnat du monde, Monte-Carlo 1975, 1976, 1977 et 1979.
  • 190 chevaux pour la route, 280 à 320 chevaux pour la course, turbo pour le circuit.
  • Cote : 500 000 à 900 000 euros pour une routière, plus d’un million pour un exemplaire d’usine ; vérifier châssis, moteur et historique.

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