L’Aston Martin DB5 est une grand tourisme britannique produite de 1963 à 1965 à Newport Pagnell, à un peu plus d’un millier d’unités. Six cylindres en ligne de 4,0 L, carrosserie en aluminium signée Touring, cinq rapports : elle succède à la DB4 et précède la DB6, dans la lignée des grandes routières de la marque. Elle est surtout la voiture de 007 depuis Goldfinger, en 1964, ce qui en a fait la plus célèbre des automobiles de cinéma et l’une des plus chères du marché des anciennes.
Cette fiche Aston Martin présente l’ensemble du modèle : ses origines chez David Brown, sa technique, chaque déclinaison, du coupé au break de chasse, la saga 007 et ses ventes record, la conduite au quotidien, les prix constatés dans les annonces, les vérifications avant d’acheter ou de vendre, et les démarches de carte grise.
Qu’est-ce que l’Aston Martin DB5 ?
L’Aston Martin DB5 est une GT de luxe deux portes à quatre places du constructeur automobile britannique Aston Martin Lagonda. Présentée à l’automne 1963, elle reprend la base de sa devancière en portant la cylindrée de 3,7 à 4,0 L, soit 3 995 cm3 au lieu de 3 670. La fabrication totale s’établit à 1 059 exemplaires, dont 123 cabriolets, 65 coupés à moteur poussé et 13 breaks de chasse, entre 1963 et 1965.
La marque Aston Martin la propose au tarif de 4 175 livres au lancement, soit deux fois le prix d’une Jaguar E-Type, ce qui la place au sommet du marché des voitures de sport britanniques. Son moteur essence développe 282 ch, lui donne 230 km/h en vitesse maximale et un 0 à 100 km/h en 8 secondes environ. Une partie de la fabrication est destinée à l’exportation, avec le volant placé pour le continent, mais la grande majorité des modèles ont le volant à droite, ce qui compte lors d’une recherche depuis l’Hexagone. Fiche technique, caractéristique par caractéristique :
| Donnée | Aston Martin DB5 |
|---|---|
| Années de production | 1963 à 1965 (Continuation Goldfinger en 2020) |
| Production | 1 059 unités, dont 123 cabriolets, 65 coupés de 325 chevaux, 13 shooting brake |
| Usine | Newport Pagnell, Angleterre |
| Mécanique | 6 cylindres en ligne, double arbre à cames, 3 995 cm3, tout aluminium |
| Puissance | 282 ch à 5 500 tr/min (325 ch sur la déclinaison poussée) |
| Transmission | Propulsion, manuelle ZF à 5 rapports ou automatique Borg-Warner à 3 rapports |
| Carrosserie | Aluminium sur structure tubulaire, procédé Superleggera de Touring |
| Masse | 1 465 kilos |
| Vitesse maximale | 230 km/h |
| 0 à 100 km/h | 8 secondes environ |
| Dimensions | 4 570 x 1 680 x 1 380 mm, empattement 2 490 mm |
| Énergie | Essence, 86 L en deux réservoirs |
| Freins | Quatre disques Girling |
| Prix au lancement | 4 175 livres (coupé), 4 490 livres (cabriolet) |
Histoire : comment est née la DB5 ?
Fondée en 1914 par Lionel Martin et Robert Bamford, Aston Martin est rachetée en 1947 par l’industriel David Brown, dont les initiales baptisent tous les modèles de la marque jusqu’à la DBS de 1967. Sous sa direction, le constructeur produit des GT de luxe en petite série, remporte les 24 Heures du Mans en 1959 avec la DBR1 et lance la même année la DB4, premier modèle de la marque à carrosserie italienne.
Le projet est dirigé par John Wyer, directeur technique. Faute de bureau de style en interne, l’usine confie le dessin et la construction de la caisse à la Carrozzeria Touring de Milan, qui applique son procédé Superleggera : de fins tubes d’acier forment l’ossature, sur laquelle des panneaux d’aluminium sont posés à la main. Sa devancière évolue en cinq séries de 1958 à 1963 ; la DB5 en est la suite directe, avec la mécanique portée à 4,0 L, une nouvelle transmission et des équipements plus complets, dont les vitres électriques de série.
Le style a été esquissé par Don Hayter, puis mis au point par Federico Formenti chez Touring, auteur du dessin précédent. La DB5 reprend la calandre en T renversé, la flèche chromée sur les flancs et les phares sous globe de la GT précédente. Ce dessin se retrouve presque inchangé sur la DB6 en 1965, qui allonge l’empattement et adopte une poupe tronquée à la façon d’une Kamm.

Technique : moteur, boîte et carrosserie
Le bloc est le six cylindres conçu par Tadek Marek, en aluminium, à double arbre à cames en tête. Réalésé de 92 à 96 mm, il passe à 3 995 cm3 et reçoit trois carburateurs SU, pour 282 chevaux à 5 500 tr/min et 390 Nm à 3 850 tr/min. Ce bloc, apparu en 1962 sur la GT précédente dans sa déclinaison la plus puissante, devient la base de toutes les Aston Martin jusqu’à la DB6 Mark 2 ; sa cylindrée restera la référence de la firme pendant une décennie. Sa consommation d’essence se situe autour de 15 L aux 100 km en usage routier.
La transmission marque la vraie rupture : la boîte David Brown à quatre rapports cède la place à une unité allemande à cinq rapports, plus robuste, que seules les toutes premières voitures n’ont pas reçue. Une automatique Borg-Warner à trois rapports figure en option. La suspension associe des triangles superposés à l’avant et un pont rigide guidé par bras tirés et barre Panhard à l’arrière, avec ressorts hélicoïdaux aux quatre roues et freins à disques Girling.
La carrosserie, en aluminium, gagne en équipement : vitres électriques, deux réservoirs d’essence, sellerie en cuir Connolly, montre et instrumentation complète. Le tout pèse 1 465 kilos, une masse contenue pour une GT à quatre places de cette époque, obtenue grâce au procédé Superleggera ; les deux réservoirs de 43 litres donnent 86 litres au total. Les performances, 230 km/h en pointe et 8 secondes au démarrage, placent l’auto au niveau des Ferrari 250 GT du moment.
Quelles sont les versions de la DB5 ?
| Version | Production | Particularités |
|---|---|---|
| Coupé (saloon) | environ 900 unités | Modèle de base, 282 chevaux, manuelle ou automatique |
| Coupé Vantage | 65 unités | Trois carburateurs Weber, arbres à cames revus, 325 chevaux |
| Cabriolet | 123 unités | Dont 19 à volant à gauche et 12 avec la mécanique de 325 chevaux |
| Volante châssis court | 37 unités | Construit d’octobre 1965 à octobre 1966 sur les dernières structures DB5 |
| Shooting brake | 13 unités | Break de chasse, un prototype d’usine puis 12 coupés transformés par Radford |
| DB5 Goldfinger Continuation | 25 unités | Répliques construites en 2020, non homologuées pour la route |
Le coupé représente l’essentiel de la fabrication. La Vantage, apparue en 1964, reçoit trois carburateurs Weber et des arbres à cames modifiés qui portent la puissance à 325 chevaux ; avec 65 unités, c’est la déclinaison la plus recherchée après les modèles 007. Le cabriolet, dessiné par le même atelier, ne porte pas encore le nom Volante : ce nom apparaît en 1965 sur les 37 Volante à châssis court, dernier dérivé du modèle, assemblées sur les dernières structures disponibles avec les pare-chocs et les feux de la DB6.
Le shooting brake est né d’un besoin personnel de David Brown, chasseur et amateur de chiens, qui trouvait le coffre du coupé trop petit. L’usine lui construit un break de chasse sur cette base ; devant la demande de quelques clients fortunés, Aston Martin confie au carrossier londonien Harold Radford le soin de modifier douze coupés supplémentaires, dont quatre pour l’exportation, entre 1965 et 1967 ; modifier ainsi un coupé imposait de refaire le pavillon et d’ajouter un hayon. L’Aston Martin DB5 shooting brake est aujourd’hui l’un des breaks les plus chers du monde : un exemplaire s’est vendu 1,765 millions de dollars en août 2019, un record pour ce type de carrosserie.
La DB5 de James Bond : Goldfinger et ses gadgets
Dans le roman publié en 1959, Ian Fleming fait conduire à James Bond une Aston Martin DB Mark III. Pour le film de Guy Hamilton sorti en 1964, l’expert en effets spéciaux John Stears convainc la marque de prêter le prototype original de la DB5, numéro DP/216/1, alors peint en rouge Dubonnet. La voiture est repeinte dans la teinte Silver Birch, qui reste depuis la couleur de référence, et truffée de gadgets imaginés par la section Q du MI6.
- Plaque d’immatriculation rotative à trois faces : BMT 216A pour le Royaume-Uni, 4711-EA-62 pour la France, LU 6789 pour la Suisse.
- Deux mitrailleuses Browning derrière les clignotants avant, éperons télescopiques dans les moyeux, bouclier pare-balles à l’arrière.
- Siège passager éjectable, jets d’huile, écran de fumée et chausse-trapes à l’arrière.
- Radar de poursuite au tableau de bord, radiotéléphone, compartiment d’armes sous le siège.
Quatre exemplaires ont servi au tournage et à la promotion du film, puis d’Opération Tonnerre en 1965. La première voiture de tournage, dépouillée de ses gadgets et revendue, disparaît en Floride en 1997 lors d’un vol jamais élucidé. La seconde part pour 4,6 M$ en 2010 à Londres. Des deux voitures de promotion, exposées à la foire internationale de New York en 1964, l’une est au musée Louwman de La Haye, aux Pays-Bas, l’autre atteint 6,4 millions de dollars en août 2019 chez RM Sotheby’s, record absolu pour le modèle.
L’auto revient ensuite dans GoldenEye en 1995, Demain ne meurt jamais, Casino Royale, Skyfall, 007 Spectre et Mourir peut attendre. Pour ce dernier film, huit répliques de cascade sont construites sur une base moderne ; celle de la poursuite d’ouverture part pour 2,92 millions de livres lors d’une vente caritative à London en 2022. Grâce à Corgi Toys, dont la miniature fut le jouet le plus vendu de 1964 sur le marché international, la DB5 est entrée dans toutes les maisons, et elle figure depuis 2013 sur un timbre de la Royal Mail consacré aux légendes de l’auto britannique.
En 2020, Aston Martin a relancé la fabrication pendant quelques mois à Newport Pagnell : 25 DB5 Goldfinger Continuation, construites à la main avec les gadgets fonctionnels (écran de fumée, plaques rotatives, simulateur de jet d’huile), 290 chevaux et cinq rapports, vendues 2,75 millions de livres l’unité et non homologuées pour circuler sur voie publique. Chaque voiture a demandé 4 500 heures de travail.

Que vaut la DB5 sur la route ?
Au volant, l’Aston Martin DB5 reste une grand tourisme rapide pour son époque : 230 km/h en pointe, un couple disponible dès 2 000 tr/min et un passage des rapports précis, plus agréable que sur sa devancière. La direction à vis et galet, non assistée, demande de la poigne en manœuvre, et le pont rigide se montre sec sur mauvais revêtement. Les freins à disques Girling, avec assistance, sont efficaces pour un véhicule de 1 465 kilos.
Les conditions d’utilisation idéales sont la départementale dégagée et l’autoroute à vitesse stabilisée. Le bloc chauffe dans les embouteillages : un radiateur en bon état, un ventilateur électrique additionnel et une vérification régulière du circuit de refroidissement sont les points d’attention des possesseurs. La consommation d’essence dépasse 15 L aux 100 km, et les deux réservoirs ne totalisent que 86 L, soit environ 500 km d’autonomie.
L’habitacle, garni de cuir Connolly et de moquette Wilton, offre deux vraies places à l’avant et deux places d’appoint à l’arrière. Ce n’est pas une voiture de tous les jours ; elle brille sur un grand trajet de week-end, où sa silhouette et sa sonorité font oublier une ergonomie d’un autre âge.
Combien coûte une Aston Martin DB5 ?
| Version et état | Fourchette de prix constatée |
|---|---|
| Coupé à restaurer, roulant ou non | 450 000 à 600 000 euros |
| Coupé en bon état d’usage, volant à droite | 650 000 à 850 000 euros |
| Coupé restauré aux normes concours, volant à gauche | 850 000 à 1 100 000 euros |
| Coupé Vantage | 1 000 000 à 1 500 000 euros |
| Cabriolet | 1 300 000 à 2 000 000 euros |
| Break de chasse | 1 500 000 à 2 000 000 euros |
| Voiture de film authentifiée | Sans plafond : 5 700 000 euros en 2019 |
Le prix d’une Aston Martin DB5 a décuplé depuis le début du siècle, porté par la demande internationale et la rareté des annonces. Sur chaque site spécialisé, les annonces de coupés se situent le plus souvent entre 650 000 et 900 000 euros, les cabriolets dépassant 1 500 000 euros. Les ventes aux enchères de Paris, London ou New York fixent les records ; les annonces de particuliers et de professionnels donnent la valeur courante, à voir comme une référence plutôt qu’un prix ferme.
Plusieurs critères font varier le prix affiché dans une annonce : la déclinaison, la conduite à gauche, plus recherchée par les acheteurs européens et américains, la teinte d’origine, l’historique documenté, l’exactitude des numéros de série, et la qualité de la restauration. Une automobile ayant conservé sa mécanique et sa teinte originale se vend plus cher qu’une auto modifiée, même en meilleur état apparent. Pour vendre, la même logique s’applique : un dossier complet fait la différence.
Où trouver des annonces d’Aston Martin DB5 ?
La recherche d’une Aston Martin DB5 passe par un petit nombre de sites et d’annonces. Un site d’annonces généraliste comme leparking.fr regroupe les annonces de toute l’Europe, avec le prix, le kilométrage en km et la localisation ; il permet de suivre l’évolution des tarifs. Un site spécialisé en voitures de collection, comme classic-trader.com/fr, propose des annonces plus détaillées, avec l’historique et les informations sur la restauration ; le site officiel astonmartin.com consacre une page au modèle dans sa section des anciennes, et un site de club automobile comme celui de l’Aston Martin Owners Club publie des annonces entre membres.
Les maisons de ventes aux enchères publient leurs catalogues plusieurs semaines avant chaque vente, avec des informations complètes sur chaque véhicule, les statistiques de fabrication et l’estimation. Les marchands britanniques, souvent installés près de Newport Pagnell, tiennent enfin une liste d’attente pour les acheteurs à la recherche d’une déclinaison précise. Une DB5 se vend rarement vite : une annonce reste en ligne plusieurs mois, parfois une année entière, ce qui laisse le temps de comparer et de voir plusieurs voitures. À l’international, les annonces américaines affichent des prix en dollars souvent supérieurs, droits de douane non compris.
Sur toutes ces annonces, il faut lire chaque annonce avec attention et mener sa recherche sur les informations suivantes : numéro de série DB5/xxxx/R pour un volant à droite, DB5/xxxx/L pour l’autre configuration, correspondance entre ce numéro et celui du bloc, et mention ou non du certificat d’authenticité délivré par l’Aston Martin Heritage Trust, qui conserve les archives de l’usine.

Acheter une DB5 : les vérifications essentielles
- Demander le certificat de l’Aston Martin Heritage Trust : il confirme la date de sortie d’usine, la teinte d’origine, la mécanique d’origine, et la déclinaison, 282 ou 325 chevaux.
- Vérifier la structure tubulaire en acier sous la carrosserie en aluminium : la corrosion galvanique entre les deux métaux attaque les bas de caisse, les passages de roues et les planchers.
- Examiner le moteur à froid puis à chaud : fumée bleue à l’accélération, pression d’huile inférieure à 3,5 bars à chaud ou bruit de chaîne de distribution signalent une remise en état, facturée au-delà de 30 000 euros.
- Passer les cinq rapports : le craquement en seconde et le saut de rapport en décélération sont les défauts connus de la ZF.
- Faire fonctionner les vitres électriques, les instruments et la montre : les composants électriques Lucas sont réparables mais coûteux.
- Vérifier l’état des roues à rayons et de leurs papillons, ainsi que la géométrie, souvent négligée après une restauration de carrosserie.
- Réunir les documents : factures de restauration, titres de circulation successifs et dossier de conformité pour la carte grise française.
La carrosserie mérite une attention particulière. Les panneaux d’aluminium se déforment facilement et les réparations mal faites se voient aux reflets ; une carrosserie refaite doit être documentée par des photos de la voiture nue. Le passage d’un expert indépendant, familier de la marque Aston Martin, est un investissement raisonnable au regard du tarif de la voiture.
Les coûts d’entretien sont élevés mais les composants existent : Aston Martin Works, à Newport Pagnell, et plusieurs spécialistes britanniques fournissent tout ce qui est nécessaire, du joint de culasse à l’aile complète. Une révision annuelle se chiffre entre 2 000 et 4 000 euros, une réfection complète du moteur entre 40 000 et 60 000 euros.
Immatriculer et assurer une DB5 en France
La plupart des DB5 arrivent d’outre-Manche. Pour une importation, la carte grise française exige un quitus fiscal, le titre britannique V5C et, le véhicule ayant plus de trente printemps, une attestation FFVE qui ouvre le droit à un certificat d’immatriculation de collection. Ce statut autorise une plaque d’immatriculation noire à caractères blancs, espace la visite technique à cinq années au lieu de deux, et permet de circuler librement dans les zones à faibles émissions.
Les démarches sont détaillées dans nos articles consacrés au prix d’une carte grise collection et aux limites du statut collection. Pour l’assurance d’une voiture de collection de cette valeur, un contrat spécialisé avec valeur agréée fixée par expertise est indispensable : une assurance classique plafonnerait l’indemnisation bien en dessous du prix de marché.
Une DB5 à volant à droite se conduit sans difficulté chez nous après quelques centaines de kilomètres d’adaptation ; le dépassement demande simplement plus de prudence. Beaucoup d’acheteurs français préfèrent malgré tout la configuration continentale, ce qui explique l’écart de tarif entre les deux.
DB5, DB4 et DB6 : comment les distinguer ?
| Modèle | Production | Différences visibles |
|---|---|---|
| DB4 (1958-1963) | 1 204 unités | 3,7 L, phares non carénés sauf dernières séries et GT, 4 rapports |
| DB5 (1963-1965) | 1 059 unités | 4,0 L, phares sous globe, 5 rapports, vitres électriques |
| DB6 (1965-1970) | 1 788 unités | Empattement allongé de 95 mm, arrière tronqué Kamm, pare-chocs en deux parties |
Pour un œil non averti, les trois modèles se ressemblent. La DB5 se reconnaît à ses phares carénés sous globe, à ses feux arrière verticaux et à sa poupe arrondie ; la DB6 se distingue par son arrière tronqué et son pavillon plus haut. Sur le marché, elle vaut environ deux fois le prix d’une DB6 équivalente, uniquement en raison de sa carrière au cinéma, puisque la DB6 est techniquement plus aboutie. À propos de sa devancière, la dernière série est si proche que seul le numéro de série tranche ; pour les modèles suivants, les références DB6 et DBS marquent le passage à une autre génération.
Questions fréquentes sur l’Aston Martin DB5
Combien d’Aston Martin DB5 ont été construites ?
1 059 unités entre 1963 et 1965, dont environ 900 coupés, 65 coupés de 325 chevaux, 123 cabriolets et 13 breaks de chasse. Les 25 répliques Continuation de 2020 s’y ajoutent, mais elles ne peuvent pas recevoir de carte grise.
Quelle est la voiture de James Bond dans Goldfinger ?
Une Aston Martin DB5 de 1964 peinte en gris argent, avec la plaque BMT 216A, équipée de plaques rotatives, de mitrailleuses, d’un siège éjectable et d’un bouclier pare-balles. Elle apparaît dans huit films de la saga.
Combien vaut une Aston Martin DB5 ?
Entre 650 000 et 900 000 euros pour un coupé en bon état dans les annonces courantes, plus de 1 300 000 euros pour un cabriolet ou un break de chasse, et 5,7 millions d’euros pour la voiture de promotion de 1964 vendue en 2019.
Que signifie DB chez Aston Martin ?
Les initiales de David Brown, industriel qui a racheté la firme en 1947 et l’a dirigée jusqu’en 1972. Tous les modèles produits sous sa direction, de la DB2 à la DBS, portent ses initiales, tradition reprise avec la DB7 en 1994 et poursuivie sur les modèles actuels.
Une DB5 se conduit-elle au quotidien ?
Techniquement oui, avec ses freins à disques et ses cinq rapports, mais sa valeur, sa consommation d’essence supérieure à 15 L aux 100 km et sa tendance à chauffer en ville la réservent à un usage de loisir.
Ce qu’il faut retenir
- Aston Martin DB5 : GT britannique produite de 1963 à 1965 à 1 059 unités, moteur de 4,0 L, 282 chevaux, 230 km/h.
- Carrosserie en aluminium Superleggera, cinq rapports, freins à disques et vitres électriques de série.
- Déclinaisons : coupé, Vantage à 325 chevaux (65 unités), cabriolet (123), Volante châssis court (37) et break de chasse (13).
- Voiture de 007 depuis Goldfinger en 1964 : 8 films, records aux enchères jusqu’à 6,4 millions de dollars, 25 répliques Continuation en 2020.
- Prix : 650 000 à 900 000 euros pour un coupé, plus du double pour un cabriolet ; la conduite à gauche et la version Vantage se paient plus cher.
- Avant d’acheter ou de vendre : certificat Heritage Trust, structure tubulaire, mécanique, documents, expertise indépendante.




