Une dashcam est une caméra embarquée fixée au pare-brise ou au tableau de bord, qui filme la route en boucle pendant toute la conduite. En France, son utilisation à titre privé est autorisée, et les images servent de preuve en cas d’accident.
Comptez 50 à 150 € pour un ensemble avant et arrière correct. Le choix se joue sur trois points : la définition de l’image, l’angle de vue et le comportement du capteur de nuit.
Qu’est-ce qu’une dashcam ?
Le mot vient de l’anglais dashboard camera, littéralement caméra de tableau de bord. Il désigne une petite caméra autonome qui enregistre en continu ce que voit le conducteur, et parfois ce qui se passe derrière le véhicule.
L’enregistrement se fait en boucle sur une carte mémoire : quand elle est pleine, les fichiers les plus anciens sont écrasés. Un capteur de chocs verrouille automatiquement la séquence en cours dès qu’un impact est détecté, pour qu’elle ne soit pas effacée.

À quoi sert une caméra embarquée ?
Trois usages reviennent chez les automobilistes qui installent une dashcam.
- Établir les responsabilités après un accrochage, quand les deux versions divergent
- Documenter un délit de fuite, avec la plaque d’immatriculation du véhicule fautif
- Surveiller la voiture à l’arrêt, sur les caméras équipées d’une alimentation continue
Les vidéos ne remplacent pas le constat amiable, mais elle le complète. Face à un conducteur qui conteste sa responsabilité, une séquence de dix secondes règle la discussion.
La dashcam est-elle légale en France ?
Oui, pour un usage strictement personnel. Une dashcam qui filme la voie publique depuis son véhicule est autorisé tant que les enregistrements restent dans le cadre privé.
Ce qui est autorisé
- Filmer la route depuis son propre véhicule, en circulation
- Conserver les enregistrements pour son usage personnel
- Produire une séquence devant un tribunal ou auprès de son assurance
- Remettre les images aux forces de l’ordre à leur demande
Ce qui ne l’est pas
- Diffuser en ligne des images où apparaissent des visages ou des plaques lisibles
- Utiliser la caméra pour surveiller des personnes de manière permanente
- Placer l’appareil de façon à gêner le champ de vision du conducteur
- Enregistrer le son des passagers sans les en informer
La règle générale tient au règlement européen sur les données personnelles : l’exception domestique couvre l’usage privé, pas la publication. Une vidéo mise en ligne sans floutage expose son auteur à une plainte, même quand elle montre une infraction.
Dashcam et vie privée : ce que dit la loi
Une caméra embarquée filme la voie publique, donc des personnes qui n’ont rien demandé. Le règlement européen sur la protection des données encadre cet usage, avec une exception pour les activités strictement personnelles.
Tant que l’enregistrement reste dans votre voiture et sur votre ordinateur, aucune formalité n’est exigée. Dès que la vidéo sort de ce cadre, la protection de la vie privée reprend ses droits : il faut alors flouter les visages et les plaques d’immatriculation des véhicules avant toute diffusion.
Publier une séquence non floutée pour dénoncer un comportement expose à une plainte pour atteinte à la vie privée, quel que soit le comportement filmé. Le dispositif n’est pas une caméra de vidéosurveillance et ne donne aucun droit particulier à son propriétaire.
Les différents types de caméras embarquées
La caméra avant seule
La solution la plus simple et la moins chère, de 30 à 80 €. Elle filme la route devant le véhicule avec un angle de 140 à 170 degrés. Suffisante pour la majorité des situations, elle laisse l’arrière sans surveillance.
L’ensemble avant et arrière
Deux caméras reliées par un câble, l’une au pare-brise, l’autre sur la lunette. C’est la configuration la plus utile : les chocs par l’arrière représentent une part importante des accrochages urbains, et personne ne les filme autrement.
La caméra 360 degrés
Un boîtier unique filme l’ensemble de l’habitacle et de la route grâce à un objectif hémisphérique. L’image est déformée sur les bords, la définition par zone plus faible, mais rien n’échappe au champ de vision. C’est le choix des chauffeurs qui transportent des passagers.
La caméra de rétroviseur
L’appareil remplace le rétroviseur intérieur et intègre un écran. L’installation est discrète, mais la qualité d’image reste en retrait des ensembles classiques à tarif égal.
Les fonctions d’une caméra embarquée
Derrière un boîtier simple se cachent plusieurs fonctions d’enregistrement, que l’on retrouve d’une référence à l’autre.
- L’enregistrement en boucle : la caméra découpe la vidéo en séquences de 1, 3 ou 5 minutes et écrase les plus anciennes
- L’enregistrement d’urgence : le capteur de chocs verrouille la séquence en cours pour qu’elle échappe à la boucle
- L’enregistrement à l’arrêt : un détecteur de mouvement réveille l’appareil quand quelque chose bouge devant l’objectif
- La sauvegarde manuelle : un bouton verrouille l’enregistrement en cours, utile quand on assiste à un accrochage
- Le transfert vers le smartphone : l’application récupère la vidéo sans retirer la carte mémoire
Toutes ces fonctions reposent sur le même principe : un enregistrement permanent, dont on ne conserve que les extraits utiles. C’est ce qui distingue une caméra embarquée d’une caméra de vidéosurveillance, qui stocke tout et de manière centralisée.
Comment choisir sa dashcam ?
Six critères suffisent à trancher entre deux appareils.
- La définition : 1 920 par 1 080 points au minimum à l’avant, 3 840 par 2 160 sur les caméras haut de gamme
- L’angle de vue : 150 à 170 degrés, assez large pour couvrir les deux voies voisines
- Le comportement de nuit : c’est là que se joue la lisibilité d’une plaque d’immatriculation
- La surveillance à l’arrêt : elle demande une alimentation permanente, donc un câblage sur la boîte à fusibles
- La carte mémoire : 64 à 128 Go, de type haute endurance
- La fixation : adhésive ou à ventouse, la première tient mieux dans la durée
La définition seule ne fait pas la qualité : un capteur médiocre en haute définition donne une image moins exploitable qu’un bon capteur en définition standard. Les vidéos publiées par les utilisateurs restent le meilleur moyen de juger.
Notre sélection de caméras embarquées
Deux dashcams se détachent du rayon par leur nombre d’évaluations et par la constance des retours. Ils couvrent les deux budgets les plus courants.

GKU, ensemble avant et arrière
4,3 / 5 sur 7 890 avis clients
- Ensemble complet avant et arrière, carte mémoire de 64 Go fournie
- Définition avant de 3 840 par 2 160 points, assez fine pour lire une plaque
- Liaison sans fil vers le téléphone pour récupérer une séquence sur place
- Écran de petite taille, les réglages passent surtout par l’application
- Fixation adhésive, à positionner du premier coup
Lien affilié. Tarif constaté : 69,99 € le 08/09/2026.
C’est le meilleur rapport entre le tarif et la couverture : à ce prix, peu d’ensembles filment aussi l’arrière du véhicule. La caméra suffit pour un usage quotidien en ville et sur route.

REDTIGER F7NP, ensemble avant et arrière
4,3 / 5 sur 25 224 avis clients
- La référence du rayon, avec plus de 25 000 évaluations
- Capteur avant qui garde une plaque lisible de nuit sous éclairage urbain
- Carte mémoire de 128 Go incluse, extension acceptée jusqu’à 512 Go
- Tarif double d’une caméra d’entrée de gamme
- Le câble arrière demande d’être passé jusqu’au hayon
Lien affilié. Tarif constaté : 129,99 € le 08/09/2026.
Cette référence coûte plus cher, mais elle règle le vrai problème d’une caméra embarquée : rester exploitable quand la lumière baisse. C’est le choix à faire pour qui roule beaucoup de nuit.
Comment installer une dashcam ?
L’installation d’une dashcam demande vingt minutes et aucun outil pour un branchement simple.
- Positionner la caméra derrière le rétroviseur intérieur, dans la zone balayée par les essuie-glaces
- Coller le support et laisser l’adhésif prendre une heure avant de fixer l’appareil
- Passer le câble dans le joint de pare-brise, puis le long du montant
- Brancher sur la prise allume-cigare, ou sur la boîte à fusibles avec un kit dédié
- Régler la date, l’heure et la durée des séquences avant le premier trajet
La prise allume-cigare suffit tant que la caméra ne doit filmer qu’en roulant. Pour la surveillance du véhicule à l’arrêt, un kit de câblage permanent est nécessaire : il coupe l’alimentation avant que la batterie ne descende trop bas.
Où placer la dashcam sur le pare-brise ?
La position change le champ de vue et la légalité de l’installation. Trois emplacements sont possibles, avec chacun ses conséquences.
- Derrière le rétroviseur : la vue est centrée, l’appareil invisible depuis le siège conducteur, c’est la position à privilégier
- En haut à droite du pare-brise : la vue reste correcte, mais le câble traverse tout l’habitacle
- Sur le tableau de bord : la fixation par socle adhésif tient sur un tableau de bord plat, la vue plonge davantage vers le capot
La caméra ne doit jamais entrer dans le champ de vision utile du conducteur. Une dashcam posée au milieu du pare-brise, à hauteur des yeux, contrevient aux règles de visibilité et peut être relevée lors d’un contrôle.
Le câble se glisse dans le joint du pare-brise, puis derrière la garniture du montant, jusqu’à la prise allume-cigare. Sur un tableau de bord moderne, une prise USB suffit parfois, à condition qu’elle reste alimentée moteur coupé si vous voulez l’enregistrement à l’arrêt.
Quelle carte mémoire choisir ?
L’enregistrement en boucle réécrit sans arrêt sur les mêmes secteurs. Une carte ordinaire tient quelques mois, une carte haute endurance plusieurs années.
| Capacité | Durée enregistrée en définition haute | Usage |
|---|---|---|
| 32 Go | environ 2 heures | trajets courts, caméra avant seule |
| 64 Go | environ 4 heures | usage quotidien, ensemble avant et arrière |
| 128 Go | environ 8 heures | gros rouleurs, surveillance à l’arrêt |
| 256 Go et plus | 16 heures et plus | usage professionnel |
Formatez la carte de la dashcam tous les deux à trois mois depuis le menu de l’appareil. C’est la première cause de séquences illisibles au moment où on en a besoin.
Utiliser les images après un accident
La procédure est simple, mais elle se joue dans les minutes qui suivent le choc.
- Verrouiller la séquence sur la caméra, ou retirer la carte mémoire
- Copier les vidéos sur un téléphone ou un ordinateur avant qu’elles ne soient écrasées
- Noter la date, l’heure et le lieu exact, qui figurent en général sur l’image
- Joindre la vidéo au constat envoyé à votre assurance
- Conserver l’original, sans le retoucher ni le recadrer
Les assureurs acceptent ces éléments, sans obligation de les retenir. Devant un tribunal, la preuve par tout moyen est admise en matière pénale : une vidéo peut établir un refus de priorité ou un franchissement de ligne continue.
Les caméras utilisées par les forces de l’ordre
La police et la gendarmerie françaises utilisent des caméras embarquées dans leurs véhicules d’intervention, ainsi que des caméras-piétons portées à l’épaule. Ces appareils relèvent d’un cadre légal distinct, avec des durées de conservation et des règles d’accès fixées par décret.
Rien à voir, donc, avec la caméra que vous installez sur votre pare-brise : les vôtres n’ont aucune valeur d’autorité, elles ne valent que comme élément versé au dossier.
Questions fréquentes sur les dashcams
Une dashcam vide-t-elle la batterie ?
Pas en roulant. À l’arrêt, seule une caméra branchée en permanence consomme, environ 0,2 ampère. Les kits de câblage coupent l’alimentation sous un seuil de tension pour protéger la batterie du véhicule.
Peut-on filmer l’intérieur du véhicule ?
Oui, à condition d’informer les passagers. Les chauffeurs de taxi et de véhicule de transport avec conducteur doivent afficher une mention visible dans l’habitacle.
Une caméra embarquée fait-elle baisser la prime d’assurance ?
Pas en France, contrairement au Royaume-Uni où certains assureurs accordent une réduction. Ici, l’intérêt reste la preuve en cas de litige, pas le tarif.
Faut-il installer une dashcam ?
Oui si vous roulez beaucoup, en ville ou sur autoroute : le coût d’entrée d’une dashcam est faible et la vidéo change la discussion en cas de désaccord sur les responsabilités. Un ensemble avant et arrière autour de 70 € couvre l’essentiel.
La limite tient à l’usage : une dashcam ne sert à rien si vous ne savez pas récupérer un fichier. Prenez le temps de faire l’essai une fois, à froid, plutôt que de le découvrir après un accrochage.
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